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Metanalyse : une psychologie du changement
   

 

Archives actualité 2008              

Arts, livres, théâtre et psy...

 

 

© Grégor Clavel

Le mois de la photo à Paris

mutations mutations mutations

novembre 2008

 

Le mois de la photo en novembre 2008  à Paris, tourne autour du thème de l'Europe et les mutations

 

 

 

96 expositions dans les musées et galeries de la capitale

 

La métanalyse vous propose  un mois de pérégrination dans la ville de Paris, un Paris tout en photos, dont le thème choisi par le comité  des organisateurs,  est « mutations ». Un beau prétexte pour enfin se poser, en ces temps de crise,  toutes sortes de questions, psy, socio et culturelles...  et par la suite  avoir un autre œil, pour analyser, comprendre,  et intégrer nos mutations individuelles,  collectives ? 

 

Et l'ère numérique

une mutation en

art photographique ...

 

La photo est révélatrice de ce que nous croyons cachés en nous. C'est un  choc. ça affecte, ça effraye. C'est libérateur d'émotions, et amène une prise de conscience de faits qui étaient restés latents jusqu'alors, et deviennent manifestes tout à coup. Profitons de ce mois de la photo pour voir dans quelle mesure, nous sommes prêts à changer d'attitude face au monde qui nous environne, ou au contraire à rester fixer à nos anciennes habitudes. Ce temps des mutations arrive. Les faits sont là, prégnants, réels. Synchronicité avec le mois de la photo de novembre, dont le thème est les mutations. Alors, le décryptage des photos serait aussi un art de vaticination, et permettrait de mieux aborder le futur, en se libérant du passé. A voir, et à débattre dans les agoras de la métanalyse qui s'ouvrent en décembre.

L'expérience

photographique

en métanalyse

 

 

 

 

 

 

Livre

Un arbre de mots

Henry Bauchau

Editions de Corlevour – janvier 2008

 

 
 

                                              

                                                                                                       ©  photo Grégor Clavel

                                                                               octobre 2008

                                        

Un arbre de mots  

   

Voir un détail qui change tout...

A la racine de l'arbre de cette photo, se dessine une fourche à deux branches. La fourche des sorcières...

 

Le détail, tout en restant un détail, emplit toute la photo...

Et c'est l'histoire de la forêt

profonde d'une  enfance.

 

La photo amène vers l’écriture, voilà ce que je dirais, en accord avec Roland Barthes, l’auteur de la Chambre Claire, un essai sur la photo. Ce sémiologue, poète et écrivain commente toutes les photos du livre, et trouve le détail, l’insight original du cliché. Il légende aussi les photos de son roman familial, d’une écriture ténue, serrée, objective. Une écriture blanche.

 

Photo et écriture

 

 

Moi, je me laisse aller à la dérive, et entre dans la photo qui fait sens, contre-sens, développe l’imaginaire, et incite à l’écriture. J’ai choisi pour ce mois de novembre une seule photo, celle d’un arbre, qui devient  «Un arbre de mots », titre d’un livre d’Henry Bauchau. 

 

"laisser le détail remonter seul à la conscience affective"

Roland Barthes

 

Je vois cet arbre noir, qui s’élance dans le ciel bleu,  plein de mots. Il va me parler avec mes mots, me raconter une histoire. Une histoire d’arbre. Un arbre de mots. L’arbre dans lequel vont s’accrocher des mots, comme des notes de musique.  Cet arbre nu, dépouillé, dans la froidure de ce mois de novembre, devient mon arbre totem. J’y vois l’arbre du Vieux Sage Saturne, devenu chauve, ou encore l’arbre cosmique d’Ygsdril, mourant en accouchant de ses jumeaux, ou encore l’arbre d’Halloween, celui des sorcières, chevelures au vent, qui fêtent le jour des morts, dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre de toutes les années.  Des arbres pleins de mots à dire, à écrire …  

"l'arbre est l'image de l'existence dans sa totalité".

Jacques de la Rocheterie

L'arbre a une symbolique

polysémique :

phallique, maternelle,

philosophique, cosmique...

 

 

 

Je partage avec Jung, psychologue des profondeurs, tout son intérêt pour le motif de l’arbre, une image archétypale.  Il  a travaillé avec des patients  sur ce thème de l’arbre  soit par le dessin,  ou  en imagination active. Ces séances thérapeutiques s’assimilent  à ce qu’on appelle aujourd’hui l’art thérapie. Dans la lignée de Jung, j’ai conçu le test de l’arbre-photo ® que j’applique depuis plus de vingt ans, en séance individuelle pour enfants, adolescents et adultes. Trouver son arbre-totem, symbolique de la personnalité de chacun.

 

 

"L'arbre est une image archétypique"

C.G. Jung

Test de l'arbre-photo,

de Marielle Garel

 

 

exposition

 

 
 

«Codex »

de Louise Merzeau

du 30 octobre au 30 novembre 2008

à la Galerie de L'Entrepôt

www.lentrepot.fr

 

Livre

"Au jour le jour",

de Louise Merzeau

avec un entretien de

Jean Baudrillard

Créations numériques,

avec "Codex".

Ecriture et Image, Temps et mouvement.

 

                                                                       Codex de

                                                                                     Louise Merzeau

Icare rebondit

 

Sur le Cahier de l'Elève :

à l'intérieur du cercle,

est écrit :

lecorbeau,

l'hirondelle,

le rossignol,

l'irondelle

 

Icare,

Chute d'un mythe

Le nouveau "codex"

de Marielle Garel

Dans le cercle solaire, Icare se brûle les ailes qui rougeoient. Sauve qui peut la vie. Le fils de Dédale  a trouvé ses amis oiseaux,  le corbeau, l’hirondelle,  le rossignol qui l’aident à s’envoler, loin très loin, du Soleil brûlant.  Les oiseaux se sont métamorphosés en avions de papier. « Ils  volent ». Le jeune Icare s’échappe du cercle infernal. Il est prêt à faire la culbute, roulis -roulis, une main à plat posée sur  terre,  une jambe fléchie. Icare va  re-bondir sur la terre.  Il faut mettre les points sur les i. Icare n’est pas mort,  il est devenu un petit d’homme. Et sa terre, c’est l’Ile d’Icare. C'est lui qui l'a créée. Iiii, disent les enfants,  cui-cui-cui, chantent les oiseaux, qui se sont réfugiés dans l’Ile Icaria.

Le Codex de Lévi-Strauss

dans le livre la Potière Jalouse

 

Claude Levi-Strauss écrit à propos de l'interprétation des mythes qu'un code "n'est pas plus vrai qu'un autre(...) Le message du mythe repose sur la propriété qu'ont tous les codes d'être mutuellement inversés".

 

 

 

Que de gloses sur ce malheureux Icare. On ne voit que la chute du pauvre et indiscipliné garçon, lequel tel un aviateur aurait plongé dans la mer, pour y mourir. Faux. De la mer surgit une île Icare...La naissance d’un  petit Moi...  Une métaphore qui n’est pas vide de sens, quand même... L’artiste, Louise Merzeau, a façonné, illustré sur ce cahier d’un Ecolier, une superbe victoire sur la chute scolaire... Enfin, une des réalités de ce mythe, lesquels  mythes sont si polysémiques...

 

 

Claude Lévi-Strauss signale le rôle positif  de l'inversion dans l'interprétation des mythes.

A ajouter :

tout va dépendre de l'intention du théraperute, de l'auteur, de l'artiste...

 

le mois des vendanges

 

octobre

2008  

 

 

                                           © G.Clavel

les vendanges

les dieux du vin

en latin

Bacchus,

 

en grec,

Dionysos

 

En ces temps de vendanges, Bacchus, le dieu du vin, nous  invite à boire de bons petits verres de ces vins nouveaux,  un peu sucrés ou aigres, en tout cas, délicieux. On se régale  au comptoir du coin,  à la maison ; en solo, en amoureux, ou avec des copains. ça ragaillardi, ça rend gai, ça ravigote ; ça redonne le moral. C’est festif.  Vous en serez quitte pour un bon mal de tête le lendemain, et vos  paroles d’ivresse envolées, oubliées.  C’est pas très grave.

Par contre, si vous  invoquez le dieu grec Dionysos, l’inventeur de la vigne,  il vous conduira la nuit dans ses fêtes bacchanales dont il est le Maître de cérémonie. Au fond des caves de la ville, dans les bars branchés, vous boirez à satiété jusqu’à l’aube, des vins forts et des liqueurs glacées,  qui vous enivrent l’esprit, jusqu’à en perdre l’esprit. Et au petit matin, vous dégueulerez tout votre soûl, pour recommencer à boire, et encore boire, jusqu’à midi. Fêtes orgiaques de bacchanales. Ça peut durer, et c’est le marathon des bacchanales. Trois jours de suite, non stop. Ça s’appelle les «after».

Moi je préfère le temps où dans les bistrots, le patron avec son grand tablier bleu, nous servait  sur le zinc, un petit verre de vin blanc. Et surtout ce que j’aimais,  c’étaient ses belles bacchantes. Une mode révolue...

 

Livres

Michel Maffesoli

L'ombre de Dionysos

contribution à une sociologie de l'orgie

Poche 1984

 

 

Docteur Louis Corman

Nietzche,

psychologue des profondeurs

et le commentaire sur Dionysos par Marielle Garel

Puf 1982

 

Théâtre

 

 
 

                                                      © G. Clavel

Les Métamorphoses d'Ovide

 

Les Métamorphoses

Ovide, poète latin,

revisite les mythes grecs.

Les personnages se transforment en oiseau, feuillage, fleurs...

 

Les Métamorphoses

La petite  dans la

forêt profonde.

Comédie- Française,

Studio Théâtre

du 19 septembre au 26 octobre 2008

 

Texte de

Philippe Minyana

Une adaptation libre de l'histoire de Progné et Philomèle,  les deux soeurs

d'après Ovide.

Mise en scène  de

Marcial Di Fonzo Bo

 

L’histoire de l'époux des deux soeurs.

Le roi Térée, la Reine Progné, et sa soeur Philomène.

C’est  dans  le livre VI des Métamorphoses d’Ovide, que Philippe Minyana  s’est inspiré librement de l’histoire de Térée, le roi de Thrace, qui viola  Philomèle, la sœur de son épouse Progné,  laquelle la vengea, par un infanticide.  D’une tragédie  grecque, Philippe Minyana en fit un conte. Les noms propres s’effacent pour   devenir noms communs. Ça n’est plus que le  jeune roi, la reine, et la sœur de la Reine,  dite « la petite ». C’est un conte cruel à la Grimm. Ça se joue bien, s’entend bien, se voit bien.

 

 

Livre VI d'Ovide

445 -687

 

Il y a pourtant un hic. Philippe Minyana  donne à la soeur de la reine, "la petite", l'âge de 12 ans,  alors que dans le texte d'Ovide, c'est une jeune fille. Un détail qui change le sens psychologique de l'histoire. Dans Ovide,  l'histoire est celle  de deux sœurs qui sont aimées par le même homme.  Le mari de la Reine est devenu fou  amoureux de sa belle-soeur, une jeune fille  dont la beauté l'éblouit.

Le roi se laisse aller à ses débordements pulsionnels, et sadiques. Il viole la soeur de son épouse. Une histoire transgressive qui se termine en cauchemar, et dans la pure tradition des mythes antiques. Trahison, viol, crime et châtiment.

Cette relation triangulaire entre  un  époux et les deux soeurs,  est appelée par Françoise Héritier, anthropologue, l'inceste de deuxième type.

 

Pour Philippe Minyana, il nous plonge immédiatement dans la forêt où le roi va violer "la petite", qui n'a que 12 ans. C'est l'histoire  alors d'un jeune roi pédophile. On fait vite l'analogie avec le petit chaperon rouge et  le grand méchant loup qui la dévora ...  Une autre « petite » qui  s’est perdue dans la forêt profonde. Moi, ça m'a troublée dans le spectacle, cette transgression du sens, le roi Térée qui viole "la petite", alors que Progné est une jeune fille. ça n'est plus "une petite" ...

Aussi, le charme  et la belle mise en scène, parfaitement servie par les acteurs, n'ont pu opéré sur moi. J'avais en tête la version originale d'Ovide. Une erreur de transcription volontaire de la part de l'auteur, "une petite dans la forêt profonde" ? Une histoire qui se métamorphose sous la plume acérée d'un auteur talentueux, Philippe Minyana. A voir, alors sous cet angle ...

 

 

Textes d'Ovide

... "Térée s'enflamma à l'aspect de la jeune fille"

Livre VI 445-480

... Philomèle : "Nous voici devenus, moi, la rivale de ma soeur, toi l'époux de deux femmes. Je mérite le châtiment qu'encourt une ennemie" 

Livre  VI 514-548

Le livre

Les deux soeurs et leur mère

de Françoise Héritier

Inceste de deuxième type

Métamorphoses page 63

 

                                                                                                photo G.Clavel ©

La rentrée de septembre 2008

 

 

septembre 2008

- Conférence

   de Marielle Garel

   mutations collectives

   mutations individuelles

- Livres

   "Jour de souffrance"

   de Catherine Millet

   "Les Mégères de la mer"

   de René-Louis

   Des Forêts

- Exposition

   La photo  "Tourbillon"

   de Philippe Brizon

  

 

Conférence

de Marielle Garel

Le temps des changements

Mutation collective

Mutation individuelle

mercredi, 24 septembre 2008

19h 30

L'Entrepôt

7/9, rue de Pressensé

75014 Paris

www.lentrepot.fr

 

L'avenir est-il noir ou rose ?

 

    

           photo G Clavel ©                

Mutations collectives

Mutations individuelles

 

 

A chacun de se positionner dans un contexte économiquement faible... Que faire ?  Changer le système, et l'individu  se change  sans perdre sa liberté ? Ou l'homme change et un système se restructure ? A débattre...

 

En thérapie systémique, il suffit de changer un des éléments pour que tout change.

 

 

Les complexes familiaux se reproduisent souvent dans les oganigrammes d'entreprise.

 

 

 

 

Marielle Garel, avec son mari,  qui fut Dirigeant d'Entreprise et Formateur certifié de l'Ecole Supérieure de Commerce de Lyon, applique ce concept  systémique en métanalyse.

 

 

 

Comment changer au sein de sa famille, de l'entreprise, de la société ... en décryptant son génographe ® - test projectif de la métanalyse.

 

Quel comportement suggère cette rentrée économique ?

En cette rentrée de septembre 2008, et avec  la  crise de récession  économique que l’on traverse,  on va tous devenir radins. Qu'est-ce qu'il faut changer dans le système social, en nous ? On n’a plus de sous. Alors, ça va repartir  quand cette économie ? Pour l’instant, il faut faire des économies. Le pouvoir d’achat baisse. Les bourses se rétrécissent. Constat d’un changement d’ère. Une ploutocratie qui s’effondre. Le début du XXIème siècle, une conjoncture qualifiée  «d’horreur économique ». Alors les vaticinateurs économistes, politiques, et financiers, vont-ils nous annoncer un sombre avenir, ou le temps retrouvé de l’âge d’or, époque florissante et prospère chez les romains, sous la tutelle du dieu Saturne. Nos bourses pourraient à nouveau être  remplies de  belles pièces, sonnantes et trébuchantes,  tout en euros.

 

Le livre de Viviane Forrester, "L'horreur économique" de 1996.

 

"Un monde réduit à n'être plus qu'économique (...) et dont nous devenons la dépense superflue".

Une part maudite.

 

 

Aide-toi et le ciel t’aidera.

Saturne, dieu du blé, Grand Maléfique ou Grand Bénéfique ?

Comme les anciens, n’ayons pas peur de nous tourner vers les astres, et de trouver des réponses synchronistiques. Implorons Saturne, le dieu de l’argent et du blé,  et qu’il nous aide. Que fait-il  donc dans le ciel,  actuellement ? On n’a plus de flouze, de fric. Plus de blé.  C’est l’inflation. On n’est quand même pas tous fauchés, et au bord de la disette. Pas de panique. Tirons les bénéfices secondaires de ce temps de crise économique. Saturne stationne dans le Signe de la Vierge pour environ deux ans. A nous de gérer l’avenir de nos finances. Bourse plate, ou bourse pleine. Grand Maléfique, ou Grand bénéfique ce dieu Saturne ? Saturne serait aussi un radin. C’est plus le temps de thésauriser. C’est le temps de prendre des risques, pour trouver ses vrais talents, pour faire fortune. La parabole moderne des talents. Parole d’Evangile.

 

 

Saturne

stationne pendant deux ans dans le Signe de la Vierge.

Saturne - dans le Signe de la Vierge - symbolise le complexe anal replié. Thésauriser,   ou suivre la leçon du percepteur et apôtre Matthieu.

Evangile de Matthieu - 25

 

Livre

Catherine Millet

"Jour de souffrance"

Editions Flammarion - août 2008

 

 

                                                                      photo G Clavel ©

"Couvrez ce sein,

que je ne saurai voir"

 

Catherine Millet,

sept ans après

"La vie sexuelle de Catherine M.", écrit

un nouveau récit  auto-biographique sur sa vie sexuelle, "Jour de Souffrance".

 

Sept longues années auraient détruit   un amour libre, libertaire, et libertin ...

 

Cupidon a vieilli. Finis, les amours de jeunesse. Que les affres de la jalousie pour Catherine Millet.

 

"Jour de souffrance"

Catherine Millet offre sur la couverture du Nouvel Observateur, daté du 21 au 27 août, son sein droit. Une photo d'autrefois de la jeune auteure qui publia, il y a sept ans  déjà, sa biographie sexuelle, «La vie Sexuelle de Catherine M. », avec détails, voluptés, et belle écriture érotique. D’où l’immense succès.  Dans son nouveau récit auto-biographique, "Jour de souffrance", l'auteure donne la suite de sa saga amoureuse, sexuelle, et  libre. En un mot, Catherine M.  toute affranchie de tous les tabous, raconte ce que le temps  a fait de tout ça. La libération sexuelle. Un temps qui donne aujourd’hui le bilan de ses amours libres et infidèles, et sa limite.

"le sentiment de jalousie

planait déjà dans La vie sexuelle de Catherine M."

 

"Jour de souffrance",

un mal du sein... objet de désir, ou répulsion du désir.

 

Catherine Millet livre dans «Jour de souffrance», sa souffrance, celle de la jalousie. Elle jalouse Catherine M ! Un sentiment humain, trop humain.  La narratrice dit : «la jalousie, c’est l’enfer ». Quel remède y apporter ?  Je dirai : que l’autre vive en enfer, et rejoigne le royaume du roi Hadès, Prince des ténèbres. Lieu de toutes les interdits, où se cachent sous terre les amours coupables, incestueux, adultères, que personne ne doit voir. Il faut qu’il y’ait du mystère en amour… Alors cachez votre sein, que l’autre aimerait voir. Au bout du compte, Catherine Millet, serait jalouse des fredaines de son Jacques ? Endosserait-elle, l’émancipée du sexe, le complexe d’Héra ? Héra, la déesse grecque, jalouse des infidélités de son mari royal, Jupiter, un sacré cavaleur. Et Héra, la Reine Olympienne, toujours jalouse, qui harcèle indéfiniment, les maîtresses de son époux royal. Alors, Catherine Millet,  l'archétype moderne des femmes jalouses, et qui aiment…

 

 

«La  jalousie, c’est l’enfer »

 

 

 

«Moi, je me voyais fouiller les affaires de Jacques, m’abaisser ».

 

Exposition

Photos et oeuvres d'Art

à la Galerie de l'Entrepôt

7/9, rue de Pressensé

75014 Paris

 

 

  

                                                                                               photo  Philippe Brizon ©

Le Tourbillon

 

 

photo

"le Tourbillon"

de Philippe Brizon

www.lentrepot.fr

 

 

Devant une oeuvre, on peut laisser courir son imagination...

 

Ce tourbillon a fait naître la vision des Mégères de mer, des harpies déchaînées.

 

Vision des Mégères de la mer.

 

Ça a tourbillonné dans ma tête, quand j’ai vu exposé à la Galerie de l’Entrepôt ce matin, à la fin de l’été, la photo intitulée «Tourbillon» de Philippe Brizon. Pour moi ce tourbillon est la métaphore  vive  du long poème, publié en poche en août 2008, de Louis-René Des Forêts, "Les Mégères de la mer", que javais acheté la veille. J’y vois sortir  de ce tourbillon, des ondines-mégères,   toute chevelues, à la bouche goulue, qui aspirent sans pitié, et  sans cesse renouvelé, des aspirants-amants, les  navigateurs naufragés. Heureux navigateurs. Ces Mégères de la mer vont leur faire connaître, au plus profond d’elles-mêmes,  l’inavouable extase de l’ivresse des profondeurs. Attention navigateurs, il n’y a pas que des sirènes en mer. Il y a "Les Mégères de la mer".

 

Il n'y a pas que des sirènes en mer.

Il y a aussi "Les Mégères de la mer".

 

Livre

Les Mégères de la mer

de Louis-René Des Forêts

réédition Poésie/Gallimard

août 2008

Le poème,  "Les Mégères de la mer", écrit par Louis-René Des Forêts,  est tout autre. C’est un chant-poétique sur la mort de l’innocente  enfance. Ce Poème, publié en 1967, est l’oeuvre dernière et inachevée de l’auteur, l’incipit d’un grand roman abandonné.  Après c’est obstinément le  silence.  Aucune autre écriture.  Ce poème  se lit  et surtout se dit dans un seul mouvement,  celui de la vague sauvage, cruelle, qui s’enroule  et se déploie autour d’une seule phrase, les Mégères de la mer. Mégères déclinées en «gorgones», «méduses baveuses»,  «brèches dents», sorcières de mers furieuses, démontées, et  qui avalent  sans merci l’innocente enfance. Y voit-on le drame  tragique de l’auteur, la mort de sa fille de quatorze ans, emportée par ces Mégères de la mer et de la mort. Mythe personnel qui devient mythe universel. La Mégère est l’une des déesses antiques du destin. Image de la mort. Elles entraînaient ces Mégères, leur victime dans leur demeure, l’obscurité des Enfers, l’Erèbe. Là où tout est silence.

La Mégère mythique a deux autres sœurs Lecto et Tisiphoné.

 

Quand elles s’emparent d’une victime, elles la rendent folles, la torturent.

 

 

 

"Est-ce à moi de chanter la beauté de leur commerce immonde ? »

     
     
 

juillet et août 2008

 

                                                                                   

                                                                                         peintre Corinne Fhima

                                                                                                © photo mg

Lâcher prise sur la plage

 

coups de coeur de l'été

 Exposition

     Hokuzaï

     musée Guimet

 

Hommage

    à Lévi-Strauss

    l'oeuvre complète  

    en Pleïade (mai 2008)

 

   

 

 

 

Oui, oui, un vrai lâcher prise, les vacances.  J’suis contente. J’suis pas dépaysée. Juste un bout de plage et des buildings, tout autour.  Ça me suffit. Mon rêve américain, pas cher, au sud, par là…  là où il y a le soleil. Enfin l’arnaque  me dit Marcel.   - C’est des vraies cages à lapin, tes tours d’Amérique.  - Moi,  j’ m’en fous. Je m’évade. Je lévite. Je rêve.  Je suis au royaume du Marquis de Sade. Une plongée au siècle des lumières, le XVIIIe siècle.  Ça  me dérange même pas, les détritus. L’homme de la plage, sur la photo  qu’a prise Marcel, est là, présent sur la plage,  l’éboueur des plages, avec ces deux gros sacs bleu en plastique, à bout de bras. Moi, je l’évite. Je ferme les yeux, et je suis au pays de mes rêves.  Je lévite.  Un vrai lâcher prise.

 

Le lâcher prise en métanalyse

est de faire confiance à son inconscient, sans perdre l'équilibre.Surtout quand on s'adonne à des rêveries diurnes, comme le suggère

le tableau de

Corinne Fhima

Eve on the promised land

 

Exposition

le peintre Hokusaï

21 mai au 4 août 2008

Musée Guimet

L'exposition du peintre japonais Hokusai invite à la méditation d'après son tableau "la grande vague", et à mettre en lien avec le tsunami, un seïsme marin. Le terme tsunami  tire son origine  du japonais  tsu qui signifie port, baie, et de nami, l’onde, la vague ; littéralement traduit par « vague portuaire ». En fait ce sont les pêcheurs japonais qui l’ont nommée ainsi,  car n’ayant rien observé d’anormal en haute mer ; à leur retour, trouvent  leur  port ravagé. Les  tsunami sont des seïsmes qui se créent dans les profondeurs de la mer, sur le sol de la mer.

 

   

© Grégor Clavel

Poseïdon, dieu des mers et des tempêtes et des séismes

 

 

 

la "grande vague" d'Hokusaï est à rapprocher du tsunami, des séismes qui se créent dans les profondeurs de la mer.

 

 

Poséïdon

est nommé aussi

l'ébranleur de la terre

 

Après cette réflexion  sur le tsunami, je compris pourquoi Henry Bauchau, l’auteur d’Œdipe sur la route,   mit en couverture de son  livre, la  «grande vague » du peintre Hokusai. Une phrase du livre au chapitre «vague», résume l’histoire d’Œdipe, le roi de Thèbes : «Celui qui a vaincu la Sphinx grâce à son esprit vif mais court, et qui n’a su chevaucher sur la grande vague que pour sombrer à la suivante ».   Un roi qui fut déchu, car il ne connaissait pas ses failles, l’origine  de ses aieux. Il ne savait pas que son père, Laïos, était son père. Parricide involontaire. Condamné pour une faute involontaire. Aie… Aie Aie les aiëux, ça fait mal.

Henry Bauchau

écrivain et psychothérapeute,

Oedipe sur la route

Antigone

(Actes Sud)

 

     
 

Hommage à Claude Lévi-Strauss

Anthropologue structuraliste

 

Une pensée

 

                                                                                  © Grégor Clavel

pour Lévi-Strauss qui a cent ans

 

 

Je me souviens de la couverture du livre, la Pensée Sauvage de Claude Lévi-Strauss, daté de 1962.  C’était la reproduction d’une planche du Musée  National d’Histoire  Naturelle, un dessin colorié, dont le motif était des pensées. Ce fut ma première approche de la pensée de Lévi-Strauss cette «Pensée Sauvage ». C’est une étude très poussée sur  l’observation  des organisations naturelles des peuples primitifs, les Indiens  de Bororos au Brésil. Levi-Strauss fut orienté dans sa méthodologie d’anthropologue, par le linguiste  américain Jacboson.  Il remarque en effet  que « les phénomènes de parenté sont des phénomènes de même type  que les phénomènes linguistiques ». Un nouveau courant de pensée est né, le structuralisme. Jacques Lacan, psychanalyste, s’y est rattaché, et on se souvient de la formule consacrée, «l’inconscient est structuré comme un langage » ; et aussi Roland Barthe, l’écrivain, qui fit  de son livre Mythologies, une éclectique classification des mythes modernes, ceux  d’aujourd’hui.

 

Claude Lévi-Straus

est né le 28/11/1908

à Bruxelles

 

La Pensée sauvage

(Plon 1962)

Tristes tropiques

(Plon, 1955 -poche)

 

l'oeuvre de Lévi-Strauss Bibliothèque de la Pleïade (mai 2008)

 

Claude Lévi-Strauss

Antropologie structurale

Jacques Lacan

Les complexes familiaux

(ed. Navarin)

Roland Barthes

Mythologies

nouvelle édition poche 2008

  

  Symbolisme de la pensée, la viola tricolor

Quelle  pensée va surgir de cette petite fleur délicate, la pensée, livrée à la nature. Celle que l'on nomme en latin viola tricolor. Celle qui a un cœur jaune tout doré, des pétales en larges corolles, blanc et mauve. Celle qui se cache coquettement au creux des herbes humides. Et selon «les nez», dégage un parfum qui est un puissant aphrodisiaque.

Moi, ma pensée va vers le mot violet, viol. Il émerge de cette association d'idées, le nom de  Jocaste, la Reine de Thèbes, dont le nom en grec veut dire violette. Le secret caché d’Œdipe, le Roi de Thèbes, époux de sa mère, père des enfants de cette mère. Freud a créé son complexe d'Oedipe sur l'inceste d'une mère et du fils.Tout autre est la lecture du drame d'Oedipe par Lévi-Strauss : "l'attention ne se porte plus sur des grands thèmes généraux, mais sur la recherche généalogique, simple, séquentielle". Œdipe appartient à une famille bancale, dont il ignorait tout. Et surtout, le grand père Labdacos, celui qui boitait, transmettant le symptôme de génération en génération. Aie, les pieds… « Aie, mes aïeux ». Pauvre Œdipe, celui qui avait tout  le temps mal aux pieds…  Quand on ne peut symboliser, il reste le symptôme… Un exemple parfait de trans-générationnel.

La pensée sauvage se dit en latin viola tricolor.

 

 

Jocaste veut dire en grec violette

 

Claude Lévi-Strauss a choisi l'exemple d'Oedipe pour illustrer sa méthode d'analyse structurale

 

 

     
 

bel été

                                                                                                               © Grégor Clavel

et bonnes vacances

 

les ateliers de la métanalyse

sont déjà en ligne,

pour septembre,

octobre et novembre 2008

 

à bientôt pour la rentrée

de septembre et l'actualité

 

 

  juin 2008  
 

 

 

Alors, arpentons d'un pas juvénile les villes, les parcs et  les jardins, les musées et les rues  festives de ce mois de juin. Vous savez juin est tiré du latin juvenis, jeune. Une petite cure de jouvence pour les puer senex, dits seniors, les promenades in Paris, ou autre villes... Une promenade tonique sous les beaux cieux de juin.

Expositions juin 2008

- Sur les traces du sacré

   Centre Beaubourg

- Du vent dans les

   branches

   Jardin du Luxembourg

-  Installation Jan Fabre

    Au Louvre

  

 

 

Exposition

Sur les traces du sacré

7 mai au 18 août 2008

Centre Beaubourg

 

                                                                                                 ©  Grégor Clavel

Sur les traces du sacré

 

 

 

 

la spiritualité dans l'art, du XIXe siècle à nos jours.

Un théme pour chaque époque

 

 

      

 

Le crépuscule des dieux

 

 

 

inquiétude métaphysique

 

Nietzche, et le rire de Zarathoustra

La première salle  a pour titre « le Crépuscule des dieux ». Donc, la mort des dieux. Quand renaîtront-ils ? Tout de suite le regard s'arrête sur un portrait  placé en hauteur, qui vous absorbe tout entier. C'est celui du philosophe et mystique Nietzsche.  Il est là l’homme qui s’éprit de musique wagnérienne et de l’épouse du Maître, la belle  Cosima. Le jeune philologue fut un amoureux platonique, romantique, embrasé. Il est aussi celui qui  déclara «Dieu est mort». Et pourtant, les dieux semblent habiter la salle du Centre Pompidou. On est en pleine mystique laïque. En voix off,  on entend, le rire sardonique, saccadé, qui emplit la salle. ça m’a saisie d’effroi, ça résonne en moi ; ça me renvoie au rire prophétique de Zarathoustra, le visionnaire de Nietzsche. Un rire qui me rappelait aussi celui d’une autre prophétesse, la sphinge : laquelle ayant entendu la bonne réponse d’Œdipe, se jeta dans l’abîme avec un rire sardonique. Elle n'ignorait pas la suite... cette oraculaire. Des années plus tard, la peste envahit la ville de Thèbes. Car Oedipe en fut responsable, selon les oracles, et déchu de ses fonctions royales. Funeste destin... Est-ce le retour d'un fatum prévisble  ?

Au coeur du mal

Et en ce début du XXIe siècle, quelle est notre peste à nous ? Est-ce le retour cyclique des récessions économiques, ou de catastrophes naturelles. Une terre qui souffre, en guerre, en pénurie. Des hommes démunis. Une société de consommation, à bout de souffle, exangue, qui subit les fluctuations boursières ; le gaz oil qui flambe, les burn out professionnels, ou les dépressions dites bi-polaires. Y a le feu partout sur la planète. On atteint la démesure. L'ubris des grecs. Avons-nous perdu tout sens du sacré ? Le respect du sacré, de ce qui nous dépasse. Des valeurs théologales au respect des dieux. Pendant le XXe siècle, nous avons cru dur comme fer en la philosophie de l'existentialisme, foi dans les régimes communautaires et de solidarité, ou être capitaliste, l'or noir étant le plus grand capital, énergie essentielle à la vie. Et au bout du compte, d'un côté comme de l'autre, tout ça s'avère, absurde, vidée de sens. Echec et mat. Alors comment retrouver  le sens à la vie ? Que faut-il réinventer ? Retrouver les traces du sacré, refaire du sacré ? L'art va-il nous sauver ? Tels les démiurges antiques, deviendrons-nous aussi des fabriquants d'art, de notre art ? Un nouvel art ? La route est tracée, l'art d'internet est arrivé. Un art du numérique. Un autre art de vivre... Et un dieu est ressuscité, le Mercure-Internet ? Petit dieu très malin, ce roi de la com. Celui qui aime pirater, voler et transgresser. Virus et bog traversent votre toile. Une machine infernale, ce Web. Une mutation, notre époque, sans loi, ni foi ?

Nietzsche, l'art de l'excès, l'excès de l'art.

Dans son livre "Naissance de la tragédie", Nietzsche fait l'apologie des opposés entre Dionysos, dieu des démesures, et Apollon dieu de la rigueur et de la mesure, et prone un art de l'excès, l'excès dans l'art. Aussi, un art de vie. Le dieu Dionysos est le dieu de tous les after :  bacchanales des noctambules enivrés de vertiges érotiques, d’images subliminales de déesses callipyges. Drogues ecstasiques. En contre partie, Apollon, le dieu de la pureté, d'un autre absolu, va aussi vers l'excès d'un art de vivre. La recherche à tout prix de la règle d'harmonie. Recherche de la divine proportion en nous. Le nombre d'or. C'est le règne de la pureté, de la transcendance, des idéaux. Un idéal de beauté, retour à la vraie nature, l'excès de la tendance bio. Plus de cigarettes, plus d'alcool, une nourriture saine et  que bio. Nietzsche, hypocondriaque, ne buvait que de l’eau distillée. Le XXIe siècle, une civilisation de l'excès, qui a perdu le sens du sacré ? Un crépuscule des dieux. "Et si le sacré n'existe plus, l'art peut-il le réinventer ?".

Nietzsche,

psychologue des profondeurs

Docteur Louis Corman

(PUF - 1982)

 

 

commentaires et épilogue sur Nietzsche

par Marielle Clavel-Garel

 

 

 

"Une des rares femmes qu'il ait aimées, Cosima, la femme de son ami Wagner, a tout ignoré de cet amour. Il lui fut révélé par une lettre qui portait ces seuls mots symboliques "Ariane, je t'aime". Nietzsche n'est pas Dionysos, lequel dieu épousa Ariane. Le dieu de Nietzsche. Ce dieu n'est pas mort. Possession d'un archétype dionysiaque. Délire d'amour

 

 

 

 

Débat Télérama

31 mai - 6 juin 2008  

 

"Et si le sacré n'existe plus, l'art peut-il le réinventer ?"

 

 

Aldous Huxley, les Portes de la perception

 

          

© Grégor Clavel

Les roses mauves de la Mélancolie

 

 

 

La fin de l'exposition est consacrée à la quête d'un absolu, influencée par les poèmes et encres de William Blake, un visionnaire, ou d'Aldous Huxley, avec son livre, les Portes de la Perception.

 

Les salles 21 à 23 sont  consacrées à l’art après guerre. C’est l’art du psychédélisme. Toute la fin de l’exposition s’oriente vers l’éternel retour, celui des Paradis  artificiels. New-Age d’une quête effrénée vers les portes de nouvelles perceptions, telles les expérience d’un  Aldous Huxley (les Portes de la perception), et les visions d’un William Blake (poèmes et peintures). « C’est le dernier moment d’Utopie positive du siècle ». et le XXIe siècle ?  Allons alors du côté du Jardin du Luxembourg, avec les artistes peintres, et  sculpteurs, et  contemporains.

 

 

 

L'art du psychédélisme, le dernier moment d'Utopie positive du siècle dernier.

 

Exposition

 

Du vent dans les branches

juin-juillet 2008

Jardin du Luxembourg

 

ça gamberge dans sa tête, des gambettes toutes fuselées, et des pieds cambrés tout levés.

Un homme qui se prend la tête. Une tête d'où naissent des phantasmes érotiques, et pour cause, devant une jeune fille bien rangée, assise à ses côtés, qui  lit sagement, devant lui, toutes jambes découvertes.

Du vent dans les branches

au Jardin du Luxembourg

à l'Orangerie

75006 Paris

 

 

Robert Combat

 

 

"Le Pot de jambes en Bouquet

de Pieds et de Mollets"

 

 

«Sur le mont Chronos, les prêtres grecs rendaient les auspices en écoutant le vent dans les branches ». Préambule du catalogue de l’exposition.  Ecoutons ce vent donc dans les branches du Luxembourg, et regardons cet art du XXIe siècle, exposé au vu de tous, librement, gratuitement,  par ces artistes peintres, sculpteurs. Ils augurent des plus funestes prophéties, ou encore des paradis de bonheur, une femme extatique flottant dans les airs. Quel imaginaire ? Un  art quand même très funéraire, en définitive. Le dieu de la mort, de la dislocation, du démembrement des corps et des objets fait foi de ce nouvel art, celui de l’objet déïfié, mortifère.  Le culte de l’objet sans âme. L’installation plus importante que l’œuvre. Une vraie scénographie de l’œuvre.  On est à l’époque des installations. Il faut s’y faire, s’y accoutumer, s’en apprivoiser. C’est la mode. Ça choque, ça dérange ; ça effraie ; ça ricane, ça répulse ; ça attracte. Le démon de toutes les fantasmagories est là. Tout devient « destroy ». Une pulsion de mort. C’est le détournement de l’objet, qui devient grotesque, sans loi, monstrueux, un regard à la freak. On est au pays de la monstruosité. Un vent souffle dans les branches. Vous aimez le vent…  Vous êtes dans le vent.

 

Sur le mont Chronos, les prêtres rendaient les auspices en écoutant le vent dans les branches

 

Quel bon vent amène ces jeunes créateurs au Jardin du Luxembourg : la réalité de notre temps, un temps hyper-réaliste, décomposé, recomposé, et détruit pour finir.

     
     
 

 

        

Corbeau de Philippe Borderieux

 

 

Philippe Borderieux

sculpteur et peintre

 

"J'écoute l'oracle de la roche noire et glacée, sa parole est en suspend dans l'ombre de l'oiseau, prisonnière de ses serres comme une proie innocente..."

     
  Exposition

Installation du sculpteur Jan Fabre

11 avril - 7 juillet 2008

Louvre

         

Jan Fabre

 

 

                                                                                    © Grégor Clavel

L'installation de Jan Fabre au Louvre

 

livres

- L'Ange de la métamorphose

  Sur l'oeuvre de Jan Fabre,

  de Stefan Hertmans (L'Arche)

Umbraculum

    Un lieu ombragé hors du

    monde pour réfléchir et

    travailler

    de Jan Fabre (ActesSud)

 

 

A voir aussi l’installation de Jan Fabre, intitulée L’Ange de la métamorphoseIconoclaste, le sculpteur, chorégraphe, et scénariste Jan Fabre fait une installation sur la mort, avec son insecte fétiche le scarabée, dans les salles du baroque flamand au Louvre, peintures et portraits de scènes de la vie au quotidien, dans sa plus éclatante luxuriance.  Une leçon  sur les Vanités des Vanités ?  Contraste mortifère,  et obsessionnel  de la récurrence de la mort, croix en métal, œil énucléé, tête de hiboux avec  prothèse d’œil humains, cimetières de pierres tombales dans la grande salle des heures de gloire  de Catherine de Médicis. Je redis est-ce une leçon moderne des vanités des vanités, en contraste avec l’ Epoque flamboyante de ces Ecoles du Nord, où se célèbre le carpe diem, la jouissance de la vie en amour, en festins, en danse, avec toutes les ivresses des sens. Lui, Jan Fabre y met la mort. Il célèbre ce vain artifice qu’est la vie dans toute sa vanité.

Jan Fabre décline son scarabée, glorifié en Egypte et symbole de la bouse et de l’or,  dans des  vénus sans tête, raidies dans une robe turquoise aux broderies serrées, celle des scarabées. Les cercueils sont recouverts de ce tissu linceul particulier, un tissage de scarabées verts. L’un est immense, devant lequel se dresse un paon  vert au plumage de scarabée, symbole de la vanité. Vanité des vanités pourrait être le titre des salles du Nord au Louvre, le style baroque flamboyant,  où Jan Fabre installe ses sculptures et dessins, au crayon Bic. La croix en métal noir, sobre, est une sculpture réccurente. On n’oublie pas notre sort à tous. Nous ne sommes pas immortels. Un questionnement sur notre condition d’homme mortel. Ça c’est la réalité.  Et alors, immortelle l’œuvre de Jan Fabre ? Au-delà du temps. Vite allez la voir.  Une exposition dérangeante, en ce siècle de consommation, et déni de la mort.  Eros exalté,  embrasse Thanatos de toute son âme éperdue.

 

Jan Fabre est  dessinateur,

plasticien et homme de théâtre

 

 

Une oeuvre polymorphe et marquée par la transgression.

 

 

 

En contre-point de la peinture flamande baroque, Jan Fabre peint et sculpte "les vanités des vanités". Des natures mortes vivantes, effrayantes, répulsives et attractives.

     
  mai 2008
fais ce qu'il te plaît
 

 

1968 - 2008

40 ans après  la révolution de mai  68

 

                                                                                              © G Clavel

                     au Jardin du Luxembourg                

 

 

 

 

Livres

    La main négative

    de Tiphaine Samoyault

Exposition

    du peintre de Lescaux

   Galerie de L'Entrepôt

   

 

 

Ce dicton populaire, «en mai fais ce qu’il te plait», s’appliquerait-il à la libération sexuelle, de mai 1968 ?  Les bénéfices secondaires de cette révolution  estudiantine, eurent pour effet de libérer la femme quelque temps plus tard, et  à partir des années 70.   Pilules contraceptives,  avortements  autorisés, compte bancaire en leur nom, port du pantalon en milieu professionnel. Un vrai bond en avant.  Et aujourd’hui, en l’an 2008,  quarante ans après mai 68,  on peut voir  en ce beau mois de mai, le mois  dévolu à la Vierge Marie, des jeunes filles qui exhibent, sur les pelouses du Jardin du Luxembourg, leur joli nombril. Et sans qu’un vigile les menace d’outrage à la pudeur. Quarante ans après la libération sexuelle, des nombrils se découvrent  aussi, juste au-dessous d’un tee-shirt très court,  et s’offrent au regard de tous. Un ventre à peine rond,  avec son ombilic, le delphys grec, centre de la  terre-mère, qui est un symbole maternel.   Serait-ce le retour du  culte marial ?

 

      

 

 

quarante ans, après la        libération sexuelle, un nouveau culte, le nombril, un delphys en grec, symbole de maternité...

 

Film

Je vous salue Marie

de Jean-Luc Godard

1985

Je me souviens du film de Jean-Luc Godard de 1985, « Je vous salue Marie », où la caméra prend en gros plan et tourne autour du ventre lisse, nu, plat  de Marie, la fille d’un pompiste,  une Vierge Marie moderne, fécondée ensuite par l’Esprit Saint,  et qui met au monde un garçon. ça serait  dans nos temps modernes, des naissances  par fécondation in vitro ? Une révolution médicale  pour enfanter,  et  porter  son enfant, comme la Vierge Marie, sans rapport sexuel. Une libération sexuelle ?  Pour nous, les femmes MLF de 68,  la libération sexuelle, c’était faire l’amour sans préservatif, l’amour pour l’amour, sans tabou, et surtout sans crainte de tomber enceinte. On retrouve ces amours libres, au Moyen Age, au temps du mois de mai, dit des fiançailles, un rite celtique. Ces fiancés  s’adonnaient aux  libres plaisirs de leurs amours, pendant le temps très court du joli mois de mai.  Les unions libres de maintenant, libres depuis mai 68.  Des fiançailles qui s’éterniseraient…

 

Folklore et tradition

culte de la Vierge

au mois de mai

Dans bien  des régions de France, il y avait le culte des vierges fécondées par des sources d’eau pure, qui se sont transformées en cure thermale,  comme Sylvanes, en  Aveyron, ou  encore le pardon de Locronan, en Bretagne,  où les « vierges » s’asseyaient  sur la jument de pierre, celle que l’on nomme « ar gazeg vên" , en breton. Une jument fécondante. Et aussi  que de légendes  sur les fiancés et leurs prétendantes, Vierges Sages ou Folles, selon le texte biblique. Et  il se peut encore que vous vous souveniez  de vos premières amours d’adolescente, le baiser d’un jeune fiancé. Un souvenir-écran derrière lequel se cache les trésors d’une intimité, d’un futur hymen.  Aussi, profitons de ce mois de mai, pour saisir le pourquoi et comment de nos relations sexuelles, de nos désirs d’enfanter ou non.  Pas la peine d’attendre encore quarante ans, une  nouvelle révolution en mai, le mois qui vous dis « fais ce qu’il te plait ».

 

le mois de mai

est dévolu à la Vierge Marie

 

 

 

Le rite celtique

Au Moyen-Age, le mois de mai

est le temps des fiançailles

 

 

 

 

les vierges fécondantes

 

 

en Bretagne

pardon de Locronan

La jument "gazeg vên"

en Aveyron

Thermes de Sylvanes

Les sources d'eau pure

 

 

 

 
 

Livre

La main négative

de Tiphaine Samoyault

éditions Argol - mars 2008

 

 

les métiers de tapissier

 

 

  

                                                                         copie collection  particulière

Les Vendanges

Tapisserie  du Musée Cluny

 

 

"Ce nom de Main Négative est donné aux empreintes préhistoriques, la main négative est aussi dans ce livre celle qui tient des instruments modestes et qui façonne plus qu'elle ne crée, la main dont la production reste obscure, la main des activités rurales ou ouvrieères, la main des travaux de femmes"

 

Un titre quelque peu énigmatique, « La main négative », et  qui  laisserait libre cours à notre imaginaire, en lui donnant l’idée de main maléfique, telles les mains de fatma d’horizons lointains, au pays des contes.  Celles dites, des  vilaines sorcières, et jeteuses de sort.  Non, vous vous trompez, cette « Main Négative » ne relève pas d’un fatum maléfique. C’est le nom donné aux empreintes retrouvées sur les parois des grottes préhistoriques. L’empreinte d’une civilisation, l’histoire d’une civilisation. Des mains qui transmettent un savoir-faire, un savoir-vivre. Des mains vivantes !

 

Tiphaine Samoyault décline ce terme de main négative à tous les petits métiers d’art et d’artisans, comme les   petites mains, en couture ;  ou encore  les métiers de tapisserie.  Elle cite entre autre les canuts de Lyon, exécutant dans l’ombre de leurs ateliers les commandes somptueuses des grands de la cour. Des métiers de petites gens, exerçant leur talent humblement, avec dextérité et patience dans la lenteur du temps. « Il a fallu vingt ans à une canute lyonnaise pour tisser les tentures en soie de la chambre d’une reine ». Une leçon du temps qui file, doucement, sans heurt, patiemment. Une certaine maîtrise du temps dans ce savoir-faire, d’un autre temps.

 

apologie

des petits métiers d'artisan

des tisserands

        

des couturières

  (les petites mains)
 

Tiphaine Samoyault tisse son récit de «La main négative», autour de l’art de la tapisserie. C’est un récit réflexif  et personnel.  Le texte se nourrit  aussi de ses souvenirs marqués par le temps passé dans les  tapisseries, son milieu familial. Son père était conservateur de musée, et directeur de  la Manufacture des Gobelins. Elle introduit aussi  dans son récit,  la sculptrice Louise Bourgeois,  elle-même  issue du  même milieu professionnel. Ses parents restauraient des tapisseries et les vendaient. La Main Négative noue des fils invisibles entre les deux femmes, âge et vie, si différents. Louise a 96 ans, Tiphaine, 40 ans. Ce qui les relie, c’est l’empreinte du métier familial sur la pratique de leur art, et sa transmission.  Puis, Tiphaine Samoyault, devenue mère,  termine son livre sur  son fils,  auquel elle racontera plus tard, sans doute,  dans sa belle langue qui est la sienne, sa langue pour son enfant, de belles histoires de tapis. Une belle transmission.  L’enfant se glissera dans les pas de sa mère, dans la voix de sa mère,  dans ses empreintes.  Que de contes à raconter aussi pour les petits et les plus grands, dans lesquels de petites fées crapaudes - qui sont  dans le ventre de la terre - fabriquent de leurs toutes petites mains de si beaux tapis.

 

 

une rencontre

Tiphaine Samoyault

Louise Bourgeois

 

"Louise Bourgeois et moi, qui n'étions pas soeurs, avons pu enfants, nous cacher derrière des tentures"

     
 

Exposition

L'envers du temps

le peintre de Lescaux

21 mai - 10 juillet 2008

Galerie de L'Entrepôt

 

 

L'Entrepôt

7/9, rue Francis de Pressensé

75005 Paris

www.lentrepot.fr

 

 

 

                                                                                                                                  de Lescaux

L'envers du temps

         "Depuis 1976, Lescaux se consacre entièrement à la peinture. Artiste aux multiples facettes, certaines de ses toiles teintées de surréalisme, nous invitent dans un univers poétique. L'espace urbain, les trains, les gares se font paysages oniriques. Dans d'autres, le regard est emporté par le trait vif et la rencontre surprenante de l'encre noire et des couleurs chaudes".

 

 

C’est le titre de l'exposition et les tableaux du peintre de Lescaux, qui m’ont amenée à cette réflexion sur ce que pouvait   être le sens de  l’envers du temps.  J’ai choisi, d’un coup de cœur, le bateau échoué. Il est  là,  ce bateau,  couché sur le côté, immobile, à la limite de la bordure d’une plage, au sable lisse couleur grise teintée de mauve, et d’un autre temps. Il est là ce grand bateau, démesuré, puisqu’il touche le ciel. Il emplit les trois quart de l’espace. C’est un bateau-ville de navigateur, d’un autre temps, d’un  temps fictif, imaginaire. Il est  là ce bateau des grandes navigations fantasmagoriques, digne d’un Jules Verne. Le bateau échoué sur la plage est amarré, à la proue,   par deux fins cordages qui  plongent dans une mer étroite et  noire, bien au-delà  de  notre l’horizon ; l’envers  du temps ?  Le ciel est  d’un bleu  clair et sombre, et  porte en lui des cumulus déjà grondants. Augures de destins funestes. L’envers de quel temps ?  Palette sombre du peintre. Et puis, l’énigme du tableau trouverait-elle  sa réponse dans le minuscule personnage, centré sur la plage ? Cet homme si petit, en costume blanc, écharpe au vent, est  vu de dos avec son ombre portée, latérale. Serait--il le marqueur de l’envers du temps ? 

l'énigme du tableau

 

 

La réponse serait née de ce petit homme, en costume blanc, écharpe au vent, et vu de dos avec son ombre portée. Marqueur de l'envers du temps.

 

 

Philosophie du temps

Que d’interrogations sur ce tableau. Alors qu’est-ce que l’envers du temps ? Est-ce le contraire du temps, un non temps ? Un temps immobile, objectif, au-delà du temps chronologique, linéaire, discursif. Les trois temps qui rythment la vie sur terre.  Le présent se construisant  sur le passé, et engendrant l’avenir. Des cycles  de vie qui se répètent et se transforment au gré du temps, de notre temps ;  selon l’histoire de chacun et de tous, et  inscrite dans une année à quatre temps, au rythme des saisons. Je reste interrogative devant cet autre temps, l’envers du temps. Que représente-t-il réellement ? Et me revient en mémoire, cette petite phrase, pour le moins énigmatique, de Maurice Blanchot, l’écrivain qui a tant écrit sur  l’épreuve du temps, «le passé n’a jamais existé ». Si le passé est scotomisé, oublié, refoulé, la question se pose : comment vivre le présent, sans mémoire, et construire  un avenir ? Tout  s’effaçant  dans la mémoire, au commencement des temps, selon les écrits de la Genèse, et de notre temps, notre naissance. Y’a-t-il une autre mémoire, la mémoire  d’un dieu, ou des dieux, ceux  qui connaissent avant nous notre destin. Et  que nous devons assumer sans  le savoir ? L’envers du temps.

 

 

 

 

 

L'écrivain Maurice Blanchot est le maître à penser, à lire et méditer dans sa démarche d'écrivain philosophe  sur les épreuves du temps, et de l'envers aussi du temps.

     

avril  2008

Hommage à Aimé Césaire

Le poète de la Négritude

26 juin 1913 - 17 avril 2008

 

 

                                                                                       © photo André Garel

L'arbre Voyageur de la Martinique

                                      

Ce que j’aime par-dessus tout dans la poésie d’Aimé Césaire, c’est qu’il articule ses mots, sa poésie, ses textes  sur le mode continuel de l’altérité ; deux personnes opposées, le Maître et l’esclave ; deux cultures,  l’une classique issue de la métropole, et  l’autre  rebelle dans sa négritude, ou deux noirs s’interpellant. C’est ainsi qu’est née la poétique de la Relation. Terme attribué à Aimé Césaire. Dans les textes et  les poèmes sur la négritude,  il  entremêle les fils du destin entre blancs contre noirs, et noirs contre blancs,  avec des mots pleins de sang, d’agonie et de mort. C’est  l’histoire du  pays d’Aimé Césaire, la Martinique, où il est né  le 26 juin 1913, à Basse Pointe, au Nord de l’Ile. En dépit d’une écriture pleine de rage et de réalisme,  cette poétique de la négritude, n’est pas celle d’un nihilisme existentiel, et désespérant. Les derniers mots du discours  d’Aimé Césaire, prononcé  à la Sorbonne le 27 avril 1948, pour le centenaire de l’abolition de l’esclavage, en font foi «…la vraie émancipation n’est pas celle qui se décrète mais celle que l’homme conquiert lui-même … ».

Une philosophie de vie. Cela rejoint la philosophie de la métanalyse. Quelle que soit la conjoncture, l’homme décrète seul, et non par décret,  de s’émanciper de sa famille, d’un groupe social, du professeur, du maître à penser pour trouver son identité, devenir indépendant, avoir foi en ses convictions, et en prendre acte. Paradoxe. Il faut se délier, pour se relier à nouveau, mais en toute liberté cette fois. Surtout pas renier le passé. Et, Aimé Césaire, de nous dire en parlant des Antillais, Guyanais et Réunionnais, « ils savent désormais qu’aucun destin ne pèse sur eux, qu’ils sont les maîtres de leur histoire pour le mal comme pour le bien ». Seulement pour les habitants des Caraïbes, l’émancipation vraie


 

 

                                                                                    

La Sorbonne

 

J’ai aimé me promener au quartier latin, le quartier estudiantin d’Aimé Césaire dans sa jeunesse. Je crois y respirer le même air, ce dimanche après-midi, un air même provincial, de son temps à lui. Aimé Césaire.  Sous la pluie fine et pénétrante de ce 20 avril 2008, je me laisse aller jusqu’aux grilles fermées du Lycée Louis-le-Grand, énorme bâtisse austère, où il fit sa préparation de «khâgneux », pour entrer à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm. Puis un petit tour sur la place de la Sorbonne, toute vide. Je regarde aussi ce bâtiment si haut, si grand, si mythique, la Sorbonne dans laquelle Aimé Césaire enseigna.

 

Puis retour vers le Panthéon, et à l’angle de la rue Cujas et de la rue Saint Jacques, accroupi, un clochard, emmitouflé dans ses vieux  papiers journaux et couvertures pelées, lit le journal le Monde, lunettes bien ajustées sur son nez. Je suis passée. Rentrée chez moi,  j’ai retrouvé dans un commentaire sur Le Cahier d’un retour au pays natal d’Aimé Césaire, l’extrait de la scène du tramway, et l’origine de cette scène réellement vécue. «C’était un type qui hantait le Quartier Latin.(…) qui était à moitié philosophe, moitié clochard(…) et qui interrogeait chaque étudiant noir ».

 

Une synchronicité. Aucun lien apparent entre le clodo actuel et celui découvert dans une note de bas de page ; et pourtant.  Et que disait alors le Monde, vu par un clodo dont c’était la vocation, qui acceptait sa condition…de clodo, de noir, de blanc… et nous… Toute synchronicité appelle un sens ; à chacun d’en trouver le sens…son sens… Alors, cette synchronicité irait dans le sens que pour Aimé Césaire, point  de "Panthéonisme",  le lieu sépulcral des grands hommes de ce monde,  que lui offrent pour dernière demeure, les autorités  françaises ;  lui le défenseur des exclus …

 

 

Exposition

Louise Bourgeois

Sculptrice

5 mars - 2 juin 2008

Centre Pompidou

 

                                    © photo grégor clavel

                                                                                     

L'Araignée de Louise Bourgeois

aux Tuileries

 

L’Araignée sculpturale de Louise Bourgeois, plante ses minces pattes velues en bronze dans le hall de Beaubourg, et  surplombe de sa  gigantesque hauteur les parterres du Jardin des Tuileries. A voir.  Entrée libre…  ça vaut le coup, aussi d’arpenter les salles du Centre Georges Pompidou.  Mais n’ayez pas peur des araignées,  symbole d’un complexe maternel, et  totem de la sculptrice. Des  araignées qu’elle intitule « Maman ».  En fait, c’est l’histoire d’une vieille dame de 97 ans, qui a gardé en elle l’âme enfantine d’une petite fille de cinq ans, avec tous  ses traumatismes de l’enfance, et ses questionnements. Louise nous fait pénétrer dans l’univers fantasmatique et  glauque du monde des enfants, corps désarticulés, objets partiels de seins coupés ronds ovales, de pénis isolés, au gland de marbre, des jambes de bois mutilées. Elle nous encage dans ses maisons de poupée, toute grillagées, et contenues dans  d’énormes araignées. Comment ne pas avoir peur ? Nous sommes si éloignés de cet univers animiste, aux souvenirs emprunts de la tragédie de la  vie.  C’est une Alice au Pays des Horreurs, la grande petite Louise…Sculptures et transcendance d’une vie ? En sortant, gagez que vous n’ayez plus la phobie des araignées,"Maman".

livres, expo, film et théâtre

 

 

- Aimé Césaire

   poète de la Négritude

- Louise Bourgeois

   sculptrice

- cycle Hitchock

 

- le syndrome de Diogène

   Régine Detambel

  

- Dalila et Samson

   Chorégraphe H. Diephuis

   

    

 

 

         

 

         

 

la Tragédie du Roi Christophe

Une saison au Congo

 

 

 

 

Cahier

d'un retour

au pays natal

            

 

 

 

"Un soir, dans un tramway

en face de moi, un nègre.

(...)

"La misère, on ne pouvait pas dire, s'était donné un mal fou pour l'achever"(...)

 

"Et l'ensemble faisait parfaitement un être hideux, un nègre grognon, un nègrmélancolique, un nègre affamé, ses mains réunies en prière sur un bâton noueux.

 

Un nègre enseveli dans une vieille veste élimée. Un nègre comique et laid, et des femmes derrière moi

ricanaient en le regardant".

 

 

 

 

synchronicité

Un lien acausal entre deux évènements de même nature qui se produisent dans un laps de temps très court. Mot forgé par Jung.

 

 

 

 

 

 

 

L'araignée,

totem de Louise Bourgeois

 

 

 

 

 

 

L'ARAIGNEE

symbole du complexe maternel

 

 

 

 

 

L'araignée est un motif récurrent dans l'oeuvre de Louise Bourgeois. Elle est protectrice et réparatrice.

     

Louise Bourgeois dit :

 

"Je viens d'une famille de réparateurs. L'araignée est une réparatrice. Si on abîme la toile, l'araignée ne s'énerve

pas. Elle la tisse et la répare"

 

     
     
 

Film

Cycle d'Hitchcock

jeudi 10 avril 2008

à L'Entrepôt

 

 

                                                                               

 

Hitchcock, le maître du film noir

 

Moi, je ne me souvenais plus des films dHitchcock, en noir et blanc, ou en couleur. Outre les  Oiseaux, Mort aux trousses …  Pourtant, ce qui fait peur,  je m’en souviens encore, c’est l’atmosphère troublante, étrange qui se dégageait des films. Des roses enivrées du parfum de la mort. On ne sait pas si le méchant est le bon. On ne cherche pas à deviner qui est l’assassin. On le sait sans vouloir le savoir, et dès le début. On s’engouffre dans la vertigineuse spirale de la mort. C’est fatal.. On est pris au piège, piège d’un suspens qui ne nous laisse pas en paix. A en perdre le souffle. J’ai le sentiment d’un malaise délectable, de ressentir une exquise douleur. Quelque chose  qui m’est  familier, et en même temps inquiétant.  Un destin dont on ne peut échapper, et qui débouche sur un fatum, depuis longtemps prévu. Ceci se rapproche alors de la théorie de  l’inquiétante étrangeté de Sigmund Freud, peurs qui se sont ancrées en nous depuis longtemps, et que nous aurions occultées.  Rien ne s’oublie. Le crime est alors presque parfait… Suspens

 

 

 

            cycle

Hitchcock

    à l'Entrepôt

 

www.lentrepot.fr

 

 

 

LE FAUX COUPABLE

du cinéaste Hitchcok

 

 

 

 

 

DEBAT

avec

MICHEL CAZENAVE

PHILOSOPHE

 

Livre

Le syndrome de Diogène

Régine Detambel

Actes Sud - 2008

 

 
 

                           © encre Grégor Clavel

 

 

                                        L'éloge des vieillesses    

 

 

En ce début de printemps et  après les Pâques, un livre sur l'éloge des vieillesses, d'après le Syndrome de Diogène par Régine Detambel. Pas de découragement précipité.  Tu sauras tout sur le senex dit le vieux ou la vieille, en langue française. Diogène était un poète grec qui en fin de vie se négligea, vécut comme un pauvre ère, habillé de haillons. Un  sdf antique. De plus,  il perd la tête, le poète.  Alzheimer avant la lettre. Pauvre Diogène. Selon l’auteur, son syndrome nous guette tous,  d’où  le titre. Pas très engageant de prime abord, ce livre sur les vieux, et leur décrépitude inéluctable. Pourtant, au fur et à mesure des lignes qui se brouillent sous nos yeux de presbyte, non pas à cause de la vue, mais du sujet, on ne le lâche plus le livre. Une prose  riche d’enseignements et de poésie sur la sénilité, une maladie de l’âge.  Le texte foisonne d’exemples de vieillards célèbres. Ils ont  déjà un  pas dans la tombe, et sont encore plus vaillants, plus créatifs, ces vieux, ces vieilles. Ils ressuscitent. De quoi se réjouir. Tous et toutes, des  puer-senex, dit en latin, et traduit en  «vieil enfant »,  par Régine Detambel.

 

 

 

 

un livre sur les seniros et

au-delà

 

 

 

 

 

 

 

concept jungien

le puer (le jeune)  et le senex (le vieux)

 

 

     
     
 

Chorégraphie

Dalila et Samson

Herman Diephuis

10-11 avril 2008

Théâtre de la Cité Universitaire

 

 

 

                                                                                                  © photo grégor clavel

Dalila séduit Samson

 

 

       DALILA

            et

       SAMSON

 

Les Phillistins dirent à Dalila "séduis le et sache d'où vient sa force"

 

 

 

             Théâtre

 de la Cité Internationale

17, bd Jourdan

75014 PARIS

 

http://www.theatredelacite.com

 

 

Herman Diephuis, né à Amsterdam,  élève de Mudra, Ecole de Maurice Béjart, a créé sa Compagnie depuis 2004.  Il s’inspire d’œuvres picturales pour construire ses chorégraphies. Pour le spectacle de « Dalila et Samson », son inspiration s’est nourrie des tableaux de Rubens (Samson et Dalila et d'autres œuvres) et du peintre Jordaens (Un roi qui boit).  C’est le baroque flamand et flamboyant du XVII ème siècle, un carpe diem démesuré. Herman Diephuis  transpose en mouvement, un arrêt sur  image dans le tableau ; un geste, une posture, un détail, la dynamique d’une scène, l’immobilisme des personnages. Ce qu’il voit, reçoit,  et perçoit. Ce qui   trouve sens à ses yeux   pour inventer son propre scénario, son  mythe personnel. Herman Diephuis propose dans l'adaptation de Dalila et Samson, un oratorio dansé par un homme et une femme, dont voici le récit biblique. Dalila, la Reine de Lydie, une femme sensuelle, séduit Samson, l'ennemi de son peuple.  Samson est fou d’amour pour elle, et finit par lui dire le secret de sa force. Ses cheveux. Endormi sur ses genoux, elle les lui coupe. Le héros perd toute sa puissance. Dalila en coupant les cheveux de Samson ne devient-elle pas une grande castratrice ; celle qui lui ôte sa force de pensée, de création, et jusqu’à supprimer sa puissance d’agir, lui l’invincible héros réduit à sa propre impuissance ? Le féminin l’emporte sur le masculin. Les rôles sont inversés. Pourquoi ça se termine mal ? Le pouvoir n’est pas compatible avec l’amour… Que donne la fin du spectacle ... 

 

 

 

 

SAMSON ET DALILA

un oratorio dansé

avec

DALILA KHATIR

chanteuse

et

HERMAN DIEPHUIS

chorégraphe-danseur

 

 

 

 

 

 

 

 

mars 2008

 

 

 

                                                                            encre Grégor Clavel

        

Koré, une jeune fille en fleurs

 

 

        

le mois des poètes

 

 

 

Hymne à Déméter,

d'Homère

 

l'histoire du rapt d'une jeune fille, Koré

 

En la saison printanière, Homère,  raconte que  Koré,  une adolescente, jouait avec ses compagnes,  dans la verte plaine de Nysis, au milieu des crocus, jonquilles et narcisses,  aux pétales jaune et blanc. La jeune Koré cueillit un narcisse à cent pétales, et  en respira le parfum ocre et enivrant,  dans un doux ravissement.  A ce moment même, surgit  de la terre profonde, Hadès, le Seigneur des Enfers,  attelé sur son quadrige, et rapte l’innocente enfant. Attention, jeunes filles en fleur, ne respirez pas trop l’odeur des narcisses.

Le mythe cependant donne une petite leçon de psychologie. Comment dépasser son complexe maternel, les relations fusionnelles et passionnelles entre mère et fille. Dans l’antiquité, la mère, Déméter,et sa fille Koré, étaient appelées « les déesses . Elles étaient indissociables l'une de l'autre. Quand on voyait la mère, la fille la suivait de près.  Ce mythe perdure jusqu’à nos jours. Dans  la  mode actuelle  qui se veut jeune,  mère et  fille  s’habillent dans le même style  branché, se racontent leurs  histoires, l’une est la confidente de l’autre.  Il faudra bien alors qu’un motard, alias Hadès, campé sur sa moto,  casque  baissé, enlève, pour un  bal de samedi soir, la jeune fille Koré qui  s’émancipera de sa mère Déméter, la reine de la terre et des moissons. Ainsi, le mois de mars, avec ses giboulées et ses fleurs printanières, serait le temps des jeunes filles en fleurs… et des rapts du samedi soir.

                         

                                  

 

 

 

 

une longue tradition des rapts en saison printanières, celle archétypale de Koré enlevé par Hadès, le Roi des enfers.

 

Lacan disait entre mère et fille "ravage".

 

Exposition

Eros au secret

mars  - juin  2008

BNF

 

 

 

 

                                                                                          © Grégor Clavel

des romans d'amour ...

 

 

 

Bibliothèque rose,

interdite au moins de

16 ans....

 

2 mars 2008, ça y’est,  l’expo de la BNF ferme ses portes sur Eros au Secret, le dieu de toutes les amours clandestines, baroques, loufoques, porno, et  un rien sado-maso. Il reste les lectures, en poche, en belle édition, du divin Marquis de Sade, et sa délicieuse Julie au boudoir, l’écrivain Georges Bataille, et Mère, l’inceste dans sa pure violence, le poète Apollinaire, et ses aveux à la jolie Lou, et 11.000 mille verges. …  Puis il y’a aussi  l’écrivain contemporain Alain Robbe-Grillet,  chef de file du Nouveau roman. Celui qui fit scandale, et toujours scandale, et encore plus avec son dernier livre  « un  roman sentimental »,  publié en 2007. Une fiction pornographique. Ainsi, celui par qui le scandale arrivait,  Alain Robbe-Grillet, l’auteur des Gommes, est mort lundi 18 février 2008, en Normandie. Il allait avoir 85 ans. Toute sa vie a été consacrée à la recherche d’Eros, l’amour fuyant, l’amour captif, tel le dieu Pan, image hybride d’un dieu-bouc voyeur, qui jetait  son dévolu sur les graciles nymphettes. Un dieu inspirateur pour Alain Robbe-Grillet, comme, entre autres,  « le Voyeur ». Les  grecs disaient  aussi que lorsque Pan est mort,  la civilisation s’écroule. Alors  « no futur »  pour les  Nouveaux romans. Un temps se termine, un autre commence. Porte ouverte sur le web et les hypertextes, et les confessions libres et libertines sur la toile. De futurs faux-romans …  d’amour consignés, gardés et  enregistrés à la bnf  …

                                        

      

 

            

les fleurs du mal

les infortunes de la vertu

Histoire d'O

     
 

Exposition

Masculin-féminin

12 mars - 12 mai 2008

Galerie de L'Entrepôt

www.lentrepot.fr

 

 

sculptures

peintures

photos

 

 

                                                                                  © L. Ladougne

Lipstick killer

     

    

Vénus-Mars

archétype de

amour-amor

 

 

La photo "lipstick killer" de Laurence Ladougne  pourrait être l’emblème de l’exposition masculin-féminin à la Galerie de l’Entrepôt à Paris. Une photo choc. Un bâton de rouge  à lèvres, planté dans l’encoche du révolver,  et prêt à l’emploi.  Ce révolver hybride  suscite alors bien des associations et fantaisies dans les esprits. Ça  pourrait être L'Amour à la  Mort. Et c’est le film d’Alain Resnais ;  ou James  Bond  qui sort d’on ne sait où  ce joujou design, dernier cri, et si efficace. Un baiser de la mort. Ou encore, dans le style glacé et épuré du metteur en scène  Robert Wilson, lipstick-killer, l’objet fétiche et magique d’un opéra nommé love-serial-killer. Amour et mort  sont inséparables.  C’est  ça le lipstick killer. Freud avait raison. Pas d’Eros sans Thanatos. Ainsi, Lipstick killer serait aussi l’arme fatale de l’indomptable Artémis, la déesse grecque,  qui  liquide, sans état d’âme, ses prétendants.  Ceux qui découvrent  par hasard, au-delà des bosquets,  ses  si jolies gambettes, sous l’étoffe légère d’une jupette, ou la voient nue dans l’eau claire d’un lac de montagne.  Et que nous dit Freud sur la sexualité ? La femme, castrée à la naissance, rechercherait toujours  sa part manquante, d’où cette « envie du pénis ».  C’est chose faite. Elle a trouvé le lipstick killer, son arme infaillible.

Lipstick killer

 

une arme fatale

 

Artémis, la déesse grecque, une killer-woman, avec

LipstickKiller

 

 

 

 

 

Février 2008

 

 

14 février

la Saint Valentin

 

                                                              © grégor clavel

Cupidon, le petit dieu des amoureux

 

Cupidon réfléchit en se grattant le nez de l’index droit. Qu’est-ce qu’il veut dire ce divin fripounet, le petit dieu des amoureux ? Qu’il a plus d’une flèche dans son carquois, et que, selon son humeur changeante, il la dirige vers des amoureux qui se diront des "je t’aime", pour toute la vie. Ou encore, il touchera, impitoyable, le cœur des amoureux malheureux; l’un qui aime, et l’autre qui fuit, comme dans le mythe de Daphné et Apollon, d'après le poète latin Ovide.

Aussi, quand et comment saisir l’instant propice pour tomber amoureux, et se faire des serments d’amour pour toujours, beaucoup de jours, un jour. Ou encore vivre l’instant délicieux d’un baiser volé. Car Cupidon, le coquin, a plus d’un tour dans son carquois. Chut, dit-il, pointant l’index sur le nez, ne dites-rien de tous mes secrets, des secrets de Cupidon. Mode d'emploi, ne vous laissez pas faire par ce petit dieu capricieux.

                                                    

Exposition permanente

Henry Moore

Aristide Maillol

Au Jardin des Tuileries à Paris

 


                                                                                           © Grégor Clavel

Une figure allongée d'Henry Moore

 

En venant de la Place de la Concorde, dans un coin isolé des Tuileries, sur la droite, dans le prolongement du Musée de l’Orangerie, une odalisque moderne de Henry Moore, une figure allongée, se donne à voir lascive et suggestive. Une Vénus en désir. En continuant la promenade, après les guinguettes, sur la droite, en pleine terre, d’autres statues féminines du sculpteur Aristide Maillol, se cachent dans les labyrinthes de buis. On dirait qu’elles attendent ces belles Vénus, figées dans leur corps de pierre, que l’amour les anime dans des corps de chair. Enfin triomphante, à l’entrée gauche des Tuileries, après le Carrousel, sur le terre plain en gazon, une Vénus callipyge, et bien plantureuse, offre son beau … comme le nomment les grecs, au regard des promeneurs. Que de femmes, égéries ont inspiré les sculpteurs Maillol et Moore. Leur "anima", aurait dit Jung, la composante féminine des hommes, qui est ici projetée dans l’art du sculpteur. Des éternels féminins, en statue de pierre.

 

 

                                                                                         © Grégor Clavel   

   

Montagne d'Aristide Maillol      

                                                                

 

 

 

 

Les Métamorphoses

d'Ovide

 

 

 

 

 

 

Cupidon est le dieu des amours , et parfois il est celui des couers brisés. Quand on le contrarie, il lance sa flèche vers un amouruex qui est transi d'amour, et l'autre indifférent à cet amour.

      

        

 

 

 

 

 

 

Les artistes hommes vont projeter leur "anima", le féminin en eux, dans l'art :

photos, peinture et musique, et poésie.

 

Les muses, source d'inspiration des artistes.

 


 

    Vénus

unique objet de tous

les désirs

 

 

 

 

 

 

 

La beauté du corps,

Des Vénus  callipyges

     
 

Exposition

L'Enfer de la Bibliothèque

Eros au secret

mars 2008

BNF - 11, quai François Mauriac

Paris

 

                                                                                            © Grégor Clavel

Une visite à la Bnf, classée X

La bnf s’encanaille. Elle ouvre sa boîte à Pandore, comme le fit  la déesse grecque qui trop curieuse, ouvrit, malgré l'interdit, sa jolie boîte qui contenait toutes les vertus de l’humanité. Alors, les humains en furent punis. Les vertus se transformèrent en vices. Vicelarde, la Bibliothèque qui garda dans ses Réserves, au secret, les livres libertins des siècles passés, des dictionnaires licencieux et des gravures érotiques. Aujourd’hui, la censure est levée. Et c’est sous la bénédiction de la Bibliothèque Nationale de France, qu’on peut avoir bonne conscience. On ne risque plus rien. La boîte de Pandore est vide, vidée de toutes les curiosités coquines et voluptueuses, qu'on lisait sous le manteau. Nous n’irons plus en enfer.

 

 

 

Pandora

Le soir de ses Noces, Pandora

ouvrit par curiosité un beau coffret que lui était destiné, comme cadeau de mariage.

 

L'imprudente l'ouvrit malgré l'interdit de son mari, avant que sonne minuit.

 

Tous les maux se dispersèrent sur la terre, sauf l'Espérance, lorsqu'llee referma le coffret.

 

Des lectures licencieuses dans la boîte de la BNF, enfin ouverte.

 

 
 

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