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Metanalyse : une psychologie du changement
   

 

Archives actualité 2009

arts - théâtre - livres

                         

 

                                                                                               © photo Marielle Garel

                         

le temps des arts et des lettres

 

 

octobre 2009

 

- Le Musée du

  Louvre

   Titien, Tintoret et

   Véronèse

- La Vénus

  à la fourrure

  de Sacher-Masoch

 

- Les Editions Verdier

   Hommage à

   Gérard Bobillier

 

 

Une exposition

Musée du Louvre

Titien, Tintoret, Véronèse

17 septembre - 4 janvier 2010

 

 
 

                                                                                            © Marielle Garel

rivalités à Venise

Titien, Tintoret, Véronèse...

 

LA PEINTURE

 

A VENISE

 

AU XVIème siècle

 

Dans les rues de Paris est placardée, aux stations de bus,  en affiche, la fameuse, inoubliable, et si sensuelle «Vénus au miroir" du Titien. C’est  l’annonce de l’exposition du Louvre des trois peintres vénitiens : le Titien, Tintoret, et Véronèse qui rivalisèrent dans leur art pictural,  sur les mêmes thématiques. Scènes religieuses,  portraits de notables ou encore  des Vénus dénudées. Que  ce soit Danaé, celle qui fut fécondée par une  pluie d’or par Jupiter, ou des Vénus aux miroirs.

Hall Napoléon

au Louvre

 

Alors, en toute première ligne, la  star de l’expo est bien la Vénus au miroir du Titien. Déjà après quelques jours d’exposition, plus de cartes postales à son effigie... On était, certes  très content de la voir, car jusqu’alors  elle était exposée au Musée de Washington, National Gallery of Art.  En fait,  on voit Vénus, la déesse de la beauté et de l’amour, qui  ouvre son manteau de fourrure. Elle  est nue jusqu’au haut du pubis, et se regarde, satisfaite,  si belle en un miroir. Reflets narcissiques repris dans d’autres peintures comme La Femme au miroir, Vénus à la toilette.

Vénus au miroir

du Titien,

la star de l'exposition

 

Profitant de l’expo,  j’ai  relu avec un autre œil, la nouvelle de Sacher Masoch, «La Vénus à la fourrure», dont est tiré le concept de masochisme. Ce romancier eut le coup de foudre pour la "Vénus au Miroir" du Titien, à Dresde à son époque. Il s’en inspira et en fit une nouvelle érotique, dans laquelle il démonte les mécanismes fantasmatiques d’un amant qui adore une Vénus à la Titien, cruelle et si belle maîtresse ;  celle  de tous ses tourments. Enfin, on peut donc la voir en vrai cette Vénus à la fourrure,  qui a  engendré des gloses et des gloses par des psy de toute tendance confondue.  Et  en tout cas si  finement psycho-analysée par le philosophe Gilles Deleuze. Des tabous levés ...  

 

Vénus à la fourrure

de Sacher-Masoch

"La Vénus à la fourrure, voilà comment je l'ai vue en rêve...C'est une copie de la célèbre Vénus au miroir du Titien, de la galerie de Dresde...

C'est aussi une Vénus à la fourrure."

 

Des livres

 

Hommage à Gérard Bobillier

Fondateur des Editions Verrier

de la littérature à la philosophie,

et de l'ethonologie ...

 

 
 

          

                                                                                          ©  Grégor Clavel

 

A Gérard Bobillier

 

Gérard Bobillier, directeur fondateur des Editions Verdier, qui furent créées en 1979, avec Colette Olive.

Gérard Bobillier a également impulsé la création des Banquets du Livre, à Lagrasse, dans les Corbières, chaque année,

au mois d'août, et depuis 1995.

Gérard Bobillier est né à Besançon,

le 12 octobre 1945, 

et décédé à Carcassonne,

le lundi 5 octobre 2009.

 

 

Grâce au Banquet du Livre qui se tient chaque année en août, à Lagrasse, dans les Corbières,  sous la direction de Gérard Bobillier, j’ai éprouvé pendant plusieurs  années, une vraie jubilation à  lire, écouter et rencontrer des écrivains philosophes  poètes et polémistes,  toujours engagés dans des actes de foi pour défendre la liberté de l’homme, et ce dans une langue insolite, pure, intransigeante. Enfin, cet homme Gérard Bobillier, le directeur des Editions Verdier, avait des traits de caractère tout à fait rabelaisiens. Une réelle joie de vivre. C’était aussi un homme vif, et à l’humour parfois acide, ce qui ne l’empêchait pas   d’avoir une écoute sensible et attentive. Gérard Bobillier   avait aussi ce sens  inégalable  pour dénicher des auteurs, si j’ose dire, appartenant à la ligne Verdier : des livres qui changent le sens de la vie.

 

Des auteurs comme :

Pierre Michon

Les Onze (2009)

Pierre Bergounioux

Back in the sixties (2003)

Michèle Desbordes

La robe Bleue (2004)

Tiphaine Samoyault

La montre cassée (2004)

 

C’est donc avec tristesse que j’ai appris la mort de  Bob, comme l’appelait ses familiers, et tous ceux qui s’en approchaient. Donc, Gérard Bobillier, le directeur fondateur des Editions Verdier, est décédé le lundi 5 octobre 2009, à Carcassone, à la suite d’un cancer. C’était l’année du 30ème anniversaire des Editions Verdier. Que l’œuvre de Gérard Bobillier,  continue et perdure, comme l’éclat jaune or de la couverture de ses Livres «Verdier». L’or est inaltérable et incorruptible,  et  les livres vivent au-delà de l'infini des temps.

 

 

30ème ANNIVERSAIRE

DES EDITIONS VERDIER

 

1979 - 2009

 

 

                                                                                                             photo Marielle Garel ©

 

La rentrée avec la métanalyse

 

 

 

septembre 2009

 

Le livre ne meurt pas.

Des auteurs à lire et relire avec autant de plaisir, et même

à écouter, entendre et se dire :

 

- dans des bistrots

- dans des musées

- dans des salles de

   théâtre

 

 

UN LIVRE

 

Eve S’évade

d’Hélène Cixous

Galilée  août 2009

 

                                                                             photo M. Garel ©

une pieta filia    

 

Les livres de la rentrée

Le journal de Valéry Larbaud

ami de Joyce et qui encouragea

l'auteur d'Ulysse, dans son

ouvrage monumental, lequel

écrivit chez lui, à Paris,

"le clou d'Ulysse", le fameux monologue de Molly, 50 pages sans ponctuation.

Gallimard

Marie Ndiaye

Trois femmes puissantes

Gallimard

 

Laurent Mauvignier

Des hommes

Editions de Minuit

 

Le chapitre que j’ai retenu est celui de la Pieta Filia. L’histoire d’une fille qui sauve son père en prison en lui donnant chaque jour le sein. Et Hélène Cixous de dire, "jusqu’où peut aller la fille qui  a eu l’idée de donner le sein au Vieil homme. Le géolier se demandait tous les jours comment le Vieux avait pu retarder l’échéance». Ça viendrait d’une légende romaine, comme celle de Tectaphos, décrite par Pierre Grimal, dans son dictionnaire des mythologies. Une belle légende en effet qui a pour objet de mettre l’accent sur  des filles qui s’occupent de leur père, en fin de vie, malade, en prison, misérable. Une vraie pitié.

 

Des filles qui sauvent leur père,  et leur redonnent  le courage de vivre. C'est l'acte d'amour, de La pieta filia. Ces filles,  on les retrouve aussi dans des drames grecs comme Antigone, conduisant son vieux père aveugle à Colone,  et la même Antigone, dans le livre d’Henry Bauchau, Oedipe sur la route, la fille qui aide son père à réaliser un vieux rêve d’enfance, sculpter la vague dans la pierre, sur le flanc d’une montagne ;  et encore d’une façon contemporaine, une jeune fille guida l’écrivain Borges, devenu aveugle, laquelle devint sa lectrice.

Cela renvoie peut-être aussi à des vocations pour soins palliatifs,  pour que de vieux pères puissent trouver,  auprès des filles aimantes, dévouées et soignantes,  un peu de baume au cœur, et adoucir leurs dernières heures sur cette terre.  Un père qui, dans un dernier souffle, rencontre son anima, projection de sa fille, symbole de la pieta filia. L'heure de la dernière rencontre.

 

Henry Bauchau

psychanalyste, poète et écrivain

une série d'émission au début de septembre, chaque jour sur France Culture.

 

 

Un puer-senex  de 95 ans qui de sa douce voix, et parfois hésitante, un peu rauque,  et parfois lointaine, crispée, ou détendue a relaté son parcours de vie littéraire et psy.

 

 

Antigone et Oedipe sur la route

et l'Enfant bleu, et l'Ecriture à l'écoute ...

 

 

UN FILM

 

Non ma fille, tu n’iras pas danser

De Christophe Honoré

septembre 2009

 

 

 

 

 

                                                                                      photo Grégor Clavel ©

La légende bretonne

 

de Katell Gollet

 

La légende de Katell Gollet "Catherine la Perdue"

est gravée dans la pierre de calvaire en Bretagne, à Plougastel-Daoulas, et à Guimiliau.

 

Une si jolie et exigeante jeune femme, la Kattel, qui ne trouvait pas époux à son goût, et dont le père se désespérait de la voir mariée, épuisait ses danseurs jusquà, leur dernier soupir. Seul le diable lui résista.

Que de légendes où le père emprisonne sa fille, et la fille ne peut fréquenter que le diable...

Même parfois, le père vend sa fille au diable.

et en psychanalyse jungienne

La femme et son ombre

de Silvia di Lorenzo

Ed. Albin Michel

 

Le  film de Christophe Honoré, Non ma fille, tu n’iras pas danser, est  annoncé sur  les murs de la capitale, avec marqué tout en haut  de l’affiche, comme une provocation, en grandes lettres noires,  «vivez libre ». Tout est dit. C’est une injonction paradoxale.  On le sait donc à l’avance, l’héroïne du film, une jeune divorcée avec deux enfants à ses basques, n’osera pas aller danser, parce qu’elle est sous le diktat d’une mère qui sait tout pour sa fille, et aussi un  père, et  le frère et la sœur, qui se mêlent  de sa vie, et pour son bien...   Alors,  elle n’ira pas danser, la jeune divorcée ?

 

Et aussi Les Frères Grimm

Nouvelle collection et

traduction intégrale

chez José Corti

2009

 

Le Surmoi est ici tyrannique. Car, si elle allait danser,  cette jeune mère pourrait bien devenir une Catherine perdue, en breton Katell Gollet, comme nous le présente Christophe Honoré, le cinéaste. L’histoire nous est contée par une scène de film dansé, sur des airs de gavotte, et des chants bretons.  Katell épousera le danseur qui  dansera avec elle toute la nuit. Tous les prétendants trépassent, sauf un dernier qui vient la faire danser. C’est le diable, si beau, et la belle se jeta dans ses bras. Le beau diable lui ouvrit largement les portes de l’enfer. Pauvre Catherine. Perdue. Et l’héroïne du film transgressera-t-elle l’interdit, au risque d’aller en enfer ?  Une légende qui s’actualise en plein XXIème siècle ? Aussi, cette jeune mère,  étouffée par la famille, aura-t-elle son libre arbitre,  ou pas, pour «vivre librement» ?

Et aussi le livre sur

la mère et sa fille

Blanche-Neige

de Robert Walser

Editions José Corti

et l'incontournable,

Entre mère et fille :

un ravage

de Marie-Magdeleine Lessana

 

 

 

 
 

l'été des métamorphoses

 

                                                                                           ©   photos Marielle Garel                         

du Jardin des Plantes

à l'Ecole Supérieure des Beaux Arts

 

juillet et août 2009

 

Le frêne

dans le jardin botanique

du Jardin des Plantes

Une légende dit que

"c'est dans le bois du frêne cosmique Yggdrasill, que lors de la fin du monde, se cache un  couple humain, dont descendent ensuite les races du monde nouveau".

Métamorphoses de l'âme

de C.G. Jung

 

Expositions

Insectes et Plantes

Photographies de Gilles Mermet

Au Jardin des Plantes

du 9 juin au 31 octobre 2009  

   

            

 

 

insectes ailés

insectes carnivores

insectes coprophages

insectes

qui se métamorphosent

 

Quand  les hautes  grilles du jardin des plantes  sont fermées, à 20h 30, heure solaire, de petits insectes goulus sortent de la terre et envahissent les parterres tout fleuris. Ils se régalent  toute la nuit, les insectes herbivores, carnivores, et nécrophores. Et  le lendemain, dès que le soleil se lève, et dans les petits matins frais des allées, le jardinier, au tablier vert, découvre, qu’il n’y a plus aucune fleur sur ses beaux parterres de terre.  Il n’y voit que  les traces des petites pattes velues,  des vilains mangeurs de fleurs.

 

des insectes à trouver

au Jardin des Plantes

 

et dans les bacs à fleurs

et dans des terrains vagues boueux

 

Il est vrai que les insectes ont mauvaise réputation. Ils ont un drôle d’aspect. On dirait qu’ils sortent tout droit de la nouvelle de Kafka, la Métamorphose. Qu’en dire ? Ils sont la représentation de nos névroses, de nos agitations mentales, et des idées obsessionnelles dont on n'arrive pas à se départir, comme le bourdon, ça donne le bourdon; comme le cafard, on a le cafard ; comme la punaise, c'est une vraie punaise. Il ne s'agit pas de les éradiquer, mais d'en comprendre la symbolique, et voir quelle sont les parties de notre personnalité, qu'elles viennent perturber. Nos comportements humains se calqueraient sur la vie de ces bestioles ? Difficile à croire pour tout bon entomologiste, homme de science, et qui réfuterait la pensée analogique, que ces bestioles auraient un impact sur notre vie. Pourtant pas facile de chasser les idées noires, comme les papillons qui s'écrasent le soir, bêtement, aveuglés par la lumière de vos ampoules. Car, en dépit de nos efforts, inlassablement, ils reviennent les sales insectes, et continuent consciencieusement leur vie d'insectes. Ils nous contaminent. ça s'appelle, en langage jungien, un complexe autonome.

 

La Métamorphose

de Kafka

 

Une histoire naturelle

et évolutive

de Buffon à Darwin

 

Les anciens, des vieux sages, procédaient par pensée analogique. Ils croyaient aux petits dieux insectes mortifères, et savaient faire les liens entre la vie psychique et toutes ses métamorphoses, et le monde de la Nature. Alors, quel plaisir de lire les Métamorphoses d'Ovide, le poète latin. Il nous raconte que les hommes veulent tenir tête aux dieux. Ces derniers se vengent, et transforment l'homme en insecte, en pierre, ou encore en fleur vénéneuse, voire mortifère. A nous d'en trouver la "symbologie", une science du symbole...

 

Symbologie des rêves

La Nature

Jacques de la Rocheterie

Editions Imago

Les Métamorphoses

d'Ovide

 

Giuseppe Penone

Matrice de sève

Ecole Nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris

14 mai - 17 juillet 2009

 

 

                                                                                                                    © photo Marielle Garel

 

 

Giuseppe Penone

Matrice de sève

 

 

 

 

Né en 1947, en Italie, le sculpteur Giuseppe Penone appartient au mouvement de l'Arte Povera, fin des années 60.

 

L'arbre est son matériau de prédilection.

 

"Un arbre a toujours un âge".

En 1969, j'avais choisi un arbre de vingt-deux ans, c'était mon âge".

 

"Dans chaque arbre, pour Penone,

il y a une histoire personnelle, une biographie ou une autobiographie".

 

 

Carnets d'Etudes 14

Giuseppe Penone

Matrice de sève

Beaux-arts de Paris, les éditions

 

 

 

A l’heure de Midi, le dernier jour de l’exposition de Matrice de sève de Giuseppe Penone, le sculpteur du courant artistique  l’Arte Povera,  j’ai vu et été saisie de l’arbre couché, évidé, qui emplit tout l’espace du Palais des Etudes de  l’Ecole Supérieure des Beaux Arts.  J’étais seule aussi  à méditer devant la sève qui coulait encore un peu dans la fente de l’arbre. Acte de profanation. Intimité sexuelle. Epiphanie d’une sève matricielle, et toute  offerte au regard du curieux.

 

"le symbolisme de l'arbre... renvoie à la libido ancrée inconsciemment à l'imago de la mère".

Métamorphoses de l'âme et ses symboles de C.G. Jung

 

Je ne sais si la lumière crue de cette heure de Midi fut propice à un effroi, ou une épiphanie. Un arbre mort, coupé longitudinalement, sur une longueur de 25 mètres, retient  en son creux, un filet rouge  et brun, la sève de la vie. Une  Matrice de Sève. J’avais mal aux yeux.

 

Métaphore

de l'arbre matrice,

phallus-féminin.

 

C’était comme si mille yeux venaient  pénétrer le secret de l’arbre matriciel. La sève fécondante de la vie, même sur un arbre  mort. Alors, la tête peut tourner, chavirer, et trouver au cœur même de l’écorce d’un arbre mort, très épineux, la vie. Les fées des bois, invisibles à l’œil nu, ont dû aider de leurs doigts menus, le sculpteur Giuseppe Penone,  à retracer un long chemin de vie, la Matrice de Sève,  exposée au sein même de l’Ecole des Beaux Arts, rénovée.  Acte fécondant et créatif d’une sève née de la matrice. Et ainsi tout revit, reverdit.  De bonne augure pour les étudiants dans leurs beaux arts. Alors que la sève de la création coule longtemps encore sous les augures de  Giuseppe Penone, un homme de la Nature,  et sculpteur  chamanique des arbres de nos si jolies forêts.

pénétrer dans  un arbre

creux, c'est retrouver l'inconscient-mère afin de renaître

Jacques de la Rocheterie

La symbologie des rêves

La Nature

(Imago)

 

 

 

 
 

lire, voir et sortir

 

juin 2009
 

 

La Maison des Lumieres

de l'écrivain

                      Didier Van Cauwelaert

 

 

La maison des lumières

Albin Michel (2009)

 

"A vingt-cinq ans, Jérémie Rex, boulanger à Arcachon, est entré dans un tablelau de Magritte. Là, il a retrouvé pendant quatre minutes trente la femme de sa vie, au temps où elle l'aimait encore... Mais comment recréer le bonheur dans la réalité ?"

 

Entrer dans un tableau de Magritte, c’est comme se réinventer une autre vie, ou vivre tout simplement sa vie. Il faut oser. Le jeune héros du roman de Didier Van Cauwelaert, Jérémie,  ose. Il a traversé le miroir, il est de l’autre côté. Sa vue va changer. Il a été ébloui par l’amour, un amour qui l’a aveuglé, et son  amour est parti.  Il est terrassé. Accident – coma -  en plein musée, celui de Peggy Guggenheim,  à Venise. Et lui le jeune homme, qui a perdu toute conscience, entre à son insu, dans le tableau de Magritte, la Maison  des Lumières. Et il visite alors  la maison du peintre. Les lumières s’éteignent.

 

René Magritte,

peintre surréaliste.

Bruxelles célèbre Magritte en lui consacrant un musée.

Ouverture au public,

le 2 juin 2009

 

C’est, dans la Maison des Lumières, tel un rêve, que Jérémie, l'amant éconduit, voit devant lui en chair et en os, sa compagne, sa bien-aimée, figure de son anima, qui l'invite à l'aimer. Et tous deux sont éperdus d’amour.  Et pendant quatre minutes trente, Jérémie, le jeune homme,  aime sa diva comme un fou. Eros ne bat plus de l’aile. Le temps n’existe plus, il est infini, intemporel, comme les rêves si fugaces, qu’il faut vite rattraper au réveil. Initiation onirique, surréaliste. Le héros du roman, tel un jeune Dante, aurait retrouvé sa Béatrice, pour enfin vivre avec sa bien-aimée, un jour. ça c’est une autre histoire. Pour l’instant, c’est l’histoire d’un jeune homme qui rêvait de son amour perdu, seul,  en la ville  de Venise, celle de Vénus, et  de tous les amoureux de la terre. Ce qu’on sait, c’est que  Jérémie, le jeune homme, s’est réconcilié avec son anima, sa partie féminine inconsciente, dans la Maison des Lumières, le tableau de Magritte. Pour la suite, laissons l’histoire de ce  héros advenir ... dans le récit de son auteur, Didier Van Cauwelaert.

 

Anima et Animus

un concept jungien,

Figure inconsciente de l'Autre,

le sexe opposé

anima pour l'homme

animus pour la femme

 

Lire ce roman est une façon simple, intelligente et vivante de comprendre ce qu’est le concept de l’anima, la partie inconsciente féminine de l’homme.  Et  à lire,  aussi,  pour ceux qui ne croient plus en l’amour, et  les sceptiques qui ne croient pas au pouvoir guérisseur de la psyché. Dans ma pratique, j’ai  vu  chez des patients  que leurs rêves pouvaient anticiper sur leurs amours futurs,  sans pour autant être compensateurs. Une expérience de l’inconscient, comme le jeune Jérémie, qui cherche son anima, avant de trouver l’amour. Il faut parfois la voir en rêve l’anima, avant de la serrer réellement dans ses bras... Et comme Jérémie qui ne lâche pas son anima Candice, moi, je ne l’ai pas lâché ce livre. Et j’ai suivi de page en page cette anima fugitive. Je  suis entrée dans le tableau de Magritte, la Maison des Lumières.

 

 

"l'anima est le guide vers la réalisation du Soi,

bien que souvent de façon très douloureuse"

Interprétation dans

les contes de fées

ML Von Franz

La Fontaine de Pierre

 

 

 

  exposition  
 

Marie-Jeanne Rodière

"Résonances

à la Galerie l'Entrepôt - Paris

www.lentrepot.fr

3 juin au 9 juillet 2009

vernissage 10 juin 2009 de 18h à 21 heures

 

 
 

Résonances

Pastels

de

Marie-Jeanne Rodière

 

Marie-Jeanne Rodière

 

alors, jeune musicienne, découvre les pastels vers l’âge de 20 ans. Elle délaisse  par la suite cet art, pour se consacrer entièrement à son métier de soliste.

 

En 2000, Marie-Jeanne Rodière, décide de reprendre son travail sur les pastels. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Devenue plasticienne, Marie-Jeanne Rodière reste  toujours musicienne.

 

Une des façons d'entrer dans un tableau, c’est de rester quelques minutes devant, en lâchant prise. Le vide en soi. Et fermons les yeux. C’est ce que suscitent les peintures de pastel de Marie-Jeanne Rodière.  Une œuvre contemplative.  

J’y retrouve alors toutes les visions nuancées d’une gamme chromatique, en rose, bleu ou vert. Et mon esprit s’envole, dans une des couleurs, comme le rose. Et la vie s’anime de mille  dessins fantaisistes. Je suis accrochée au grain de la toile. Une sylphide en tutu rose, s’accroche dans les strates du tableau, elle vole, sourit. C’est la petite fée des contes de l’enfance.  Elle me prend la main et m’entraîne dans des ciels de Tiepolo, un bleu rose. Je suis dans un autre tableau. C’est le bleu du ciel.  Et yeux fermés, le bleu se fond au-delà du bleu, et c’est le blanc, le vide du blanc. Un ange sourit de son sourire d’ange. Il pointe son petit index, vers le haut, le haut des infinis.

J’ouvre les yeux. Un voyage d’imagination active.  Et si je mettais une musique sur ces couleurs... ça Marie-Jeanne nous le  conseillerait... car peintre coloriste, Marie-Jeanne   Rodière, est aussi musicienne.

 

 

Technique

d'imagination active.

 

Dans la pratique thérapeutique, C.G. Jung, et surtout dans ses groupes de supervision, met en place la technique de l'imagination active.

Se laisser porter par des images guidées, et accompagnées par le thérapeute.

 

Cette technique a pour but de susciter des images archétypales.

 

Le théâtre

 

 

 

à  Paris

 
 

Théâtre Aire Falguière

55, rue de la Procession

75015 Paris

01 56 58 02 32

 

Couple ouvert,

A deux battants

Un pièce de Dario Fo et Franca Rame

Adaptation française de Valéria Tasca

 

Mise en scène, Georges About

Acteurs, Christian Baltauss et Anne Turolla

 

Du 28 mai au 14 juin 2008

Et du 2 juillet au 12 juillet 2008 

 

C'est dans ce petit théâtre,

que s'est jouée  une autre pièce

intimiste, avec la même

distribution et mise en scène,

"la Baby-Sitter", de René de

Obaldia, et programmé

par le Théâtre d'Art Moderne.

www.theatreartmoderne.com

 

 

Le dramaturge italien, Dario Fo,  est peu joué en France. Pourquoi ? Sans doute que cette vivacité cinglante de la langue, cette virtuosité  du verbe échappe à l’esprit français,  si épris de raison.  Car,  on s’amuse avec Dario Fo. C’est le jeu de la  vie qui est  tragique, et  pourtant comique.  Donc, la vie, une Commedia dell’ Arte, mais  revue et corrigée par le couple Dario Fo et  Franca Rame, les auteurs engagés d’un théâtre subversif, détonnant, et si désopilant, comme "Couple ouvert, à deux battants".

Dario Fo

est né le 24 mars 1926, à Sangiono, en Lombardie.

Il est l’un des dramaturges italiens les plus représentés dans le monde, avec Goldoni.

 

 

 

La pièce est mise en scène par Georges About, et jouée  simplement, comme dans la vie, par  les deux acteurs Christian Baltauss et Anne Turolla, superbement.  Mais  c’est quand même grinçant. Et on rit jaune, tellement la caricature de ce couple, dit « ouvert », en mal de vivre, de se vivre, sonne vrai. C’est bien ça qui rend mal à l’aise. La banalité même des situations nous confond. On s’y retrouve tous. Comme l’injonction  paradoxale du mari,  genre, t’es libre  chérie,  trouve toi un amant. Et si elle en trouvait un, elle l’épouse  fidèle,  de ce mari effrontément infidèle, un amant.  

 

La psychologie

du paradoxe.

Le jeu des injonctions paradoxales crée des liens inextricables. Le pire des paradoxes. Il faut que le partenaire "victime",reprenne le même jeu.

 

Ce couple, ouvert, libre, et à deux battants, joue alternativement d’un chantage banal, le suicide ; ça va quand même arriver à la fin... Et on y croit sans y croire. Les époux, l'Ingénieur Mambretti, et sa femme Antonia, nous font participer à leur vraie, et fausse vie conjugale. Les comédiens se fondent, de temps à autre, dans le public. On est alors pris à parti. On ne sait plus s’ils  sont comédiens, ou acteurs de nos vies. Et l’impossible réponse arrive, étonnante dans la dernière partie. C’est Médée et Jason, les époux de la pièce d’Euripide, hiératiques,  qui se dressent  tels des fantômes antiques, devant nous, et effroyablement vivants. Acteurs métamorphosés, dont les visages et les corps se découpent dans la lumière crue des spots. Saisissant. Alors, la morale du dramaturge grec Euripide, serait qu’il faille être infanticide pour redevenir femme ?

 

Lire

Médée d'Euripide.

Médée de Sénèque

 

 

Le complexe de Médée

d'Alain Depaulis

Editions Oxalis

 

Et la vie, selon le temps présent ou d’hier, serait  comique ou  tragique. En tout cas,  une leçon de vie conjugale de Dario Fo, époux de Franca Rame... sur des couples ouverts et à deux battants, et forcément s’aimant...  Mais l’ombre de Médée persiste. Une réelle difficulté, sévère, quand on est mère, de rester femme ? Des questions encore en suspens dans ma pratique clinique. Euripide est donc  tragiquement, d’actualité. La  pièce Médée, a été souvent censurée. A nous d’ouvrir les yeux, et de ne pas se censurer,  nous les femmes,  et « redevenir femme », et vous les hommes  ne pas toujours être dans une porte à double battant. Serions-nous prisonniers du complexe de Médée ? Il faut s'en sortir, une double porte avec un seul battant.

 

 

 

Voir

le tableau de Médée Furieuse

du peintre Delacroix

 

 

Musée National

Eugène Delacroix

 

Théâtre de la Cité Internationale

Au Bois dormant

Texte et interprétation Marie Desplechin

Chorégraphie, interprétation Thierry Thieû Niang

Musique Benjamin Dupé

Regard  extérieur,  Patrice Chéreau

Lumière Bertrand Couderc

 

www.theatredelacite.com
 

Au bord du plateau.

Court-métrage de Seuls

Thierry Knauff et Olivier Smolders

Portrait d’enfants autistes en institution psychiatrique

 

Rencontre avec

Thierry Thieû Niang, chorégraphe, Howard Buten, clown, Sébastien Garnero, psychologue clinicien, et Patrice Chéreau, metteur en scène.

 

"Seuls"

est inclus dans une série

de  10 courts-métrages, intitulés

"exercices spirituels".

DVD sorti le 15 mars 2006

 

Le théâtre de la Cité Universitaire ouvre, de temps à autre,  des débats sur les spectacles qu’elle propose. Celui-ci sur « Au bois dormant » a soulevé bien des émois. Un débat pour un  combat. Se battre pour combattre. Et combattre quoi, la folie, l’autisme. Alors, dans un but sans doute pédagogique, initiatique, clinique,  on nous a balancés, sans prévenir « Seuls », un court métrage sur des  portraits d’enfants autistes en institution.  Ce fut un choc. C’était  pourtant daté. Enfants bien habillés, cheveux peignés,  petite robe bien repassée. Look des années 73. J’avais scotomisé le temps. Un  film  pourtant, en noir et blanc.

 

Le cinéaste, Thierry Knauff, explore dans ses courts métrages tous les méandres d'une psyché malade, et ses déviances.

Seuls est un tableau clinique, où l'image esthétisante amènerait un regard déviant de voyeur. Malaise.

 

Car, seuls dans leur cellule,  les enfants sont vus en gros plan,  avec amplification du son.  Balancements syncopés,  tête contre les murs, mouvements stéréotypés. Et  seuls, dans un lit, par terre, debout, assis, hurlant cri du loup, tics et syndrome de Tourette.  On était chez des enfants fous autistes, murés dans leur silence, dans leur effroyable rictus,  et cris.  Et séparés de nous, et  pour toujours.  Et ça, on l’a pris en pleine  figure. Ils étaient  seuls, et nous seuls sur un fauteuil, regardant hagards,  le coeur battant, l’émotion refluant. On n’était pas prévenu.  On était impuissant, révulsé. L’enfant était seul, tout seul, dans sa cellule de fou. Réactions violentes, du public, tout en émoi, et  partage aussi. On avait tous oublié une seule chose. On était dans les années 73. Alors qu’on était tous rassemblés ici, parents, éducateurs, psy, enfin tous et chacun touchés dans l’histoire d’un autiste, pour  vivre et revendiquer,  en ce samedi 7 juin 2009, un débat et combat pour aimer ces enfants autistes ... qui  viendraient nous chercher.

 

En 1973, Fernand Deligny

militait pour faire entendre le silence des enfants autistes, le langage du silence.

Un livre,

"Les enfants et le silence" (Galilée)

 

Un film,

"ce gamin là"

itinéraire d'un garçon autiste,

à travers les garrigues des Cévennes.

 

Sur scène

Au Bois dormant

Quel choc donc ensuite le spectacle, Au Bois dormant. Tout à l’inverse. L’artiste danseur et chorégraphe Thierry Thieû Niang,  nous fait pénétrer dans l’univers  de l’enfant autiste, aux gestes  et mimiques, d'une si inquiétante et familière étrangeté. Il nous fait la danse de l’autiste. Le destin d’un autiste.  Alors, sur un grand plateau nu, avec un plancher crypté d’arabesques de toutes couleurs, et au fond une fenêtre ouverte sur un arbre au vert feuillage, on voit devant soi, se créer, s’accomplir, se transformer le corps désarticulé de l’autiste. Gestes d’amour désespéré de la rencontre avec l’autre qui se fait, ou pas, selon l’accueil de l’autre,  de lui. Car lui, l’autiste, est, de toute façon,  emmuré à tout jamais dans son silence, sa vie de silence.  Mais le corps est là. Il  parle, émouvant et brutal. Jusqu’à l’insupportable, et cependant magnifié, transcendé par le geste chorégraphique de Thierry Niang.

 

 

Thierry Thieû Niang

a rencontré des enfants autistes pendant deux ans, de façon répétée et très libre, en dansant, marchant, cheminant avec eux. Leur corps seul parlait.

 

De cette expérience, est née le spectacle "Le Bois dormant".

 

 

 

Et quelle belle idée d’y avoir mis la parole sur ces destins sans parole, où seul le corps s’exprime, tourmenté,  crispé, comme aussi lové en lui-même, sourd au monde extérieur.  La parole devient alors soutenante, aimante, délivrante.  Et c’est Marie Desplechin,  qui entre sur le plateau, et d’une voix claire, neutre, impeccablement distincte, et toute fragile sur ce grand plateau, raconte, en  marchant et texte en main,  l’histoire d’une dame qui venait chaque jour voir à l’hôpital de Maison  Blanche, un jeune garçon autiste. L’artiste-autiste,  lui, le danseur, Thierry Thieû Niang,  continue à danser sur le texte, accompagné parfois d’une musique de guitare, grinçante et douce.  La salle était bouleversée. J’ai retenu mes larmes. Ces enfants là, les autistes,  étaient présents sur le plateau... Ils n’étaient plus seuls. Magie d’un spectacle totalement maîtrisé, et si respectueux de ces enfants  du silence. La geste autiste, devient danse sacrée.

 

et avec Marie Desplechin, laquelle a participé aussi aux ateliers de l'hôpital,  et en a fait le récit "d'une dame qui va jour après jour visiter quelqu'un qu'elle aime, à l'hôpital de Maison Blanche".

 

 

Marie Desplechin est auteur de livres pour enfant.

     
 

philosophie - théâtre

 

mai 2009
 

         une pièce sur  Wittgenstein 

 

     grégor clavel ©

                                                                                 un philosophe subjectif

 

                                «Je suis mon propre monde »

 

Ludwig Wittgenstein

Logicien et philosophe

britannique d'origine

autrichienne, et juif, est né à quelques jours d'intervalle avec Hitler, la même année... Ils étaient au même collège.

 

 

Engagé dès la Première Guerre mondiale, Wittgenstein rédigea alors Tractatus logico

philosophicus, publié en 1921.

 

Théâtre

Wittgenstein

Incorporated

de Peter Verburgt

mise en scène Jan Ritsema

avec Johan Leysen

du 12 au 30 mai 2009

Théâtre de la Cité Internationale

à Paris

tél 01 43 13 50 50

 

Confession

d'un homme blessé

Lettre à Russel, en 1914.

"Ma vie est pleine des plus hideuses et des plus misérables

pensées et actions qui se puissent imaginer. Ma vie jusqu'ici a été tellement répugnante".

 

 

 

Wittgenstein Incorporated est une pièce de théâtre qui force le spectateur à  s’accrocher au texte, sans rémission. Un exploit, et ça dure deux heures et demie.  Car,  seul sur scène -  avec comme seul décor, une chaise - un comédien, Johan Leysen, raconte dans le menu détail et avec force description, un cours de philosophie qui se construit sous nos yeux. Thématique, la croyance.  L’acteur joue tous les personnages présents dans la petite chambre de Wittgenstein, y compris le philosophe lui-même. Il faut suivre. C’est un huis clos. Idées obsédantes et chaotiques de Wittgenstein sur croire, ou ne pas croire. Dilemme insoluble. En résumé, si je crois, ce ne sont que certitudes, ce qui implique une pensée unilatérale, et si je ne crois pas, cela  engendre une pensée nihiliste, absurde. On ne s’en sort pas. Et de surcroît, si un mourant  vient  vous dire, « je penserai à vous après ma mort», de quoi vaciller. Alors, Wittgenstein, le philosophe,  ne sait plus quoi penser, et ne sait plus s’il sait penser. Nouveau dilemme. Voie sans issue... Il est soumis au problème de la double contrainte... S’en sortira-t-il,  l’auteur de Tractatus ?

 

La vie après la mort ?

Trois de ses frères se sont suicidés. Il reste  seul survivant d'une nombreuse fratrie, avec son frère Paul, pianiste, dont un bras lui fut amputé à la guerre.

Maurice Ravel composa un morceau de piano pour Paul.

Concerto pour main gauche

 

On est aussi en tant que spectateur, prisonnier des paradoxes. Une langue précise et narrative, claire, et en même temps, c’est une pensée chaotique. On s’y perd, allègrement et sombrement. De plus,  le comédien,  de sa voix profonde et mécanique,  nous hypnotise. Et on lâche prise, on décroche. On est en état d’écoute flottante, voire inattentive.  On est ailleurs. On a perdu le fil de la pensée de l’auteur. Tant pis, on la rattrape encore au détour d’une phrase, d’un mot. On raccroche. Quel exploit. Et pas la peine pourtant de faire tant d’effort  pour croire  à tout ça..., ou pas, si j’ai bien compris.

 

Mais "tout ce qui peut être dit peut être dit clairement", "il y a

assurément de l'inexprimable".

 

Moi, j’aime bien ce philosophe de la subjectivité, Wittgenstein, qui laisse croire à chacun ce qu’il croit croire en n’y croyant pas. Et si les morts ressuscitent, ou pas... Une belle leçon  de philo, sur ce qu’est une question, sans fin. La pensée ourobouros, l’art et la manière de tourner en rond  et de se mordre la queue pour ne pas s’en sortir, et pourtant, on le sait, la sortie, c’est la fin,  et la fin, la mort, et non, puisqu’il y’aurait résurrection... L’être humain a bien de la suite dans les idées... sans fin.  Alors, ça vaut le coup d’avoir une prise de tête, ou pas pendant deux heures et demie,  coincé sur un siège à la Cité du Théâtre International pour voir s’élaborer la pensée d’un  philosophe.  Et tant pis pour Badiou, philosophe,  s’il n’aime pas ce philosophe qu’il taxe d’anti-philosophe, ou qu’il soit aimé de Lacan, psychanalyste. Moi j’ai vécu en direct, la pensée d’un homme qui en parlant lui vient plein d’idées, et contradictoires. Et, n’est-ce pas le destin des hommes d’être toujours dans le paradoxe ?  Et croire, ou ne pas croire : le destin de toute façon  s’accomplit. Mais de quelle façon ? C'est là, l’enjeu de la psychanalyse. Une autre façon encore de croire, ou pas... en la vie, et au-delà de la vie ...   Tout se crée, et se recrée à l'infini... Ma vision métanalytique, avec quelques changements, j'espère... Et rien ne serait jamais fini... Le complexe de l'Eternité ?

 

 

        et lire

 

- L'antiphilosophie de Wittgenstein

de Badiou

Editions Nous - 2009

 

- Déjeuner chez Wittgenstein

de Thomas Bernhard

     
 

les chemins du ciel

avril 2009
 

 

 

cimetière du Père Lachaise

mort et résurrection

A partir de deux

expositions,

les Portes du Ciel,

et l'Ecorce vive.

 

une réflexion sur le lien entre la pensée égyptienne et l'analyse

et entre l'oeuvre artistique et la psychanalyse.

 

En cette période si troublée que nous traversons, et dans ce temps pascal qui arrive, on est en droit de s'interroger sur la vie et la mort, et le sens du destin. Car, si mort et résurrection sont les dogmes fondateurs de la religion chrétienne, et dans l'exemple archétypique du Christ, une autre vision de la vie et de l'au-delà peuvent aussi nous interpeller ; les croyances des anciens égyptiens. Allons alors visiter au Louvre, l'exposition "les Portes du Ciel", lesquelles s'ouvriraient sur notre dernière demeure ...

 

De tout temps, l'homme s'est interrogé sur la mort.

Voyage au pays de l'au delà avec les  anciens égyptiens

 

"Les Portes du ciel"

 

"Tous les humains des temps

anciens avaient peur que le ciel leur tombe sur la tête"

 

exposition

«Les Portes du ciel »

Visions du monde dans l’Egypte ancienne

Au Musée du Louvre

du 6 mars au 29 juin 2009

 

 
 

L’exposition «Les Portes du ciel » qui est installée au Louvre pendant un court temps, nous plonge dans la réalité d’une initiation vers l’au-delà. Ces Portes du ciel, d’après la langue  des anciens égyptiens, étaient une sorte de tabernacle, dans lequel était enfermé une divinité dévolue au défunt. Un dieu qui avait guidé le mort tout au long de sa vie, et auquel hommage était rendu.  Et si les Portes  du ciel s’ouvrent, c’est-à-dire les deux battants du tabernacle, elles s’ouvriraient alors sur le récit, inscrit sur tablettes, coffres et sarcophage, de la vie du mort qui devient ainsi vivant, éternel.

 

"Les sept portes de l'au-delà racontent le périple de Rê dans l'au-delà pendant la durée de la nuit. Ce voyage est aussi celui du défunt, pharaon, grand personnage ou simple humain"

Article/

Revue Grande Galerie n°7

 

Paradoxe pour nous,  si étrangers à la mort, la niant, la refoulant, et de voir que c’est après la mort que nous comprendrions le mieux notre vie. Car, en pénétrant dans les demeures  secrètes de cet au-delà, apparaît lumineux alors l’histoire du défunt qui reconstruit sa vie, comme un livre d’images, celui dit « le livre des morts égyptiens ». C’est la re-création de l’histoire d’une vie, de l’histoire du monde éternellement  construit et déconstruit, et recréé par morceaux choisis. Et tout ça, sous la conduite des dieux solaires, lunaires, destructeurs dévorateurs et recréateurs. Rien n’est jamais fini. Tout se recrée. Les morts seraient alors des vivants...

Donc, je pourrai dire, que cette exposition  pourrait être vécue, comme un circuit de type circumanbulatio, du lever du soleil, le matin de la vie, jusqu'à son coucher, sa disparition, la mort. Un parcours de vie. Cette exposition m'incite aussi à dire que je fais l'analogie avec le déroulement d'une analyse, retour en arrière sur sa vie, et reliée avec les mythologies correspondantes. La pratique même de la métanalyse. Alors, un beau moment de résurrection, cette expo. pour notre profession qui a traversé, il y a quelque temps, son royaume des morts, avec "le livre noir" sur les psy. Lisons plutôt le livre des morts des anciens égyptiens... un livre éternel ...

 

L'exposition propose "un circuit

conçu en forme de boucle, à l'instar de la course du soleil mais aussi du mouvement perpétuel tel que le concevait la pensée égyptienne"

 

 

 

"dans la religion catholique, la circumanbulatio rituelle s'appuie de façon consciente sur la similitude cosmique de la rotation stellaire, de la ronde des étoiles".

Les racines de la conscience

de C.G. jung

 

 

 

                                                                                                    Jean-Marc Vachter

                                                                       

des pierres qui tombent du ciel 

Les météorites, pierres du ciel,

présageaient des bouleversements sur terre.

Aux humains d'en trouver le sens, et de changer de comportement...

         

 

Astronomie populaire

de Camille Flammarion

 

 

 

 

 

exposition

 

 
 

Ecorce Vive

du peintre Jean-Marc Vachter

à la Galerie l’Entrepôt

du 1er avril au 10 mai 2009

www.lentrepot.fr

Jean-Marc Vachter,

artiste peintre, est spécialisé dans la laque orientale, et la calligraphie. Il crée des objets de voyage, comme des icônes, dessine des mandalas, et peint aussi d'étranges petits djinns qui semblent sortir tout droit des contes des Mille et une Nuit...

 

 

Cette peinture, de Jean-Marc Vachter, pourrait faire penser à  des météorites, gros cailloux et pépites d’or qui tombent sur la terre, et  prennent racine en terre  sous forme de cailloux cassés, abrupts, tronqués. C’est alors la vision d’une légende grecque qui s’impose à moi.  Dans la ville de Thèbes, des hommes, les spartois, sortirent tout armés du sol et se tuèrent  à coup de pierres. Alors, que signifie ce tableau de Jean-Marc Vachter, qui me tombe sous les yeux ? Pierres fichées dans le sol, sous un ciel noir. Ces pierres se changeraient en hommes guerriers  comme les spartois?  On ne  va quand même pas  dépaver la chaussée du Boul’Mich,  comme en mai 68,  et se lancer des pierres qui se changeraient cette fois en pain, même si nos ventres ont faim. Je ne crois pas aux miracles.

 

Cadmos, le fondateur de la ville de Thèbes, eut une lignée glorieuse, Oedipe et ses fils. Ces derniers se disputèrent à corps et à sang le trône de Thèbes.

Sept contre Thèbes d'Eschyle, sur une libre adaptation d'Oliver Py fut joué cette année à l'Odéon.

Thèbes est encore d'actualité...

 

De toute façon, c’est le noir. La nigredo des alchimistes qui nous gagne. Dépression. Désespoir. La crise contamine le monde entier. Les banques sont exsangues, les usines ferment, et la planète terre vieillit et  se dégrade. On est au  bout du rouleau. Et d’ailleurs, y a plus de boulot. Alors que veut dire cette météorite dans ce ciel noir ? L’annonce de catastrophes, selon la croyance populaire ? A ceci près que la pierre du ciel de Jean-Marc Vachter, est remplie de pépites d’or. Alors un regain d’espoir pour vivre le début de ce XXIème siècle, en pleine mutation.  N’attendons pas que des météorites nous tombent sur la tête. On est des Gradivus, des hommes marchant. On ne peut pas arrêter le cours d’une marche, la marche du XXIème siècle, et tous ses méta... changements...

 

La nigredo, oeuvre au noir des alchimistes, est la première phase du processus de transformation de la matière vile en matière noble, une merdum transmuée en or...et pour que cet or soit transformé dans les banques, en stock-options...Il faudrait changer d'option ...

     
 
les exils
mars 2009
 

 

                                                                       © Grégor Clavel        

Mars en exil

 
 

En ce début du mois de mars 2009, un drôle de vent souffle sur la planète. Une crise mondiale qui ne fait que commencer. On la dit sévère. Que décider ? Que faire ? Etre fataliste ou lutter contre ce fatum ? Citoyen libre ou esclave ? Quelle action avoir sur son destin ?  L’individu  est si lié au collectif. 

 

Et  maintenant, les Antilles, nos amis antillais,  si liées à la Métro, seraient en voie de déliaison ? Que se passe-t-il dans le monde ?  

C’est alors que des synchronicités sont venues à ma rescousse, en quelques jours, sur le thème récurrent, l’exil, sans lien causal entre des installations au Louvre, à la Galerie l’Entrepôt, et un colloque sur l’exil au Théâtre de la Cité Internationale. D’abord les artistes ...

 

Comment  répondre à une interrogation ?

 

 

Le phénomène de sychronicité

y pourvoit :

des coïncidences signifiantes,

sans lien causal.

 

Expositions

 

 
  Yan Pei-Ming  
 

Peintre chinois exilé

"Les Funérailles de Monna Lisa"

au Musée du Louvre

12 février - 18 mai 2009

 
 

Yan Pei-Ming, artiste franco-chinois, vit en France depuis 1980. Il avait alors 19 ans.  Très  jeune, il se révèle avoir un vrai talent ;  l’un des meilleurs  peintres  officiellement reconnu sous le régime maoïste, mais en final,  subversif.  Il   trouva sa terre d’asile  à Dijon où il  suivit des études d’art.  Sa caractéristique : il peint,  en grands formats, des icônes politiques comme Mao, Obama, Jean Paul II.  Cette fois, salle Donon, au Musée du Louvre,  son icône c’est la Joconde, dite Monna Lisa, en gris et blanc, entourée de crânes, sur un format sur-dimensionné, dans lequel on entre et sort, comme une mort et une résurrection. On se croirait au royaume  de l’Hadès, celui des morts. Alors, simple spectateur devant le tableau le plus célèbre du monde, La Joconde, copié par un peintre d’une autre culture, d’un autre lieu, en exil, qu’en  dire ?

On assiste  selon le titre  que lui donne Ming, aux Funérailles  de Monna Lisa, laquelle est peinte avec les couleurs du deuil chinois, le blanc.  Et ce blanc qui par touche, sort du gris monochrome, nous éblouit, et  nous transporte au-delà de notre exil, au-delà de la terre, au royaume des morts et de toutes les résurrections, celle de l’art intemporel, éternel.  Voilà ce que dirait La Joconde, elle aussi en terre d’asile, avec son vieux maître italien Léonard de Vinci, le peintre exilé, qui mourut dans la douce France,  du temps de la Renaissance, avec son cher tableau Monna Lisa qui ne le quittait pas.  La France, un droit d’asile pour les artistes... ou des Funérailles. Mais la Joconde ne sourit-elle pas ?  

 

Le tableau de la Joconde est le plus célèbre du monde.

Pourquoi ?

La Joconde représente, selon Jung,

la divine Sophia, la Sagesse,

La partie féminine de l'homme dans sa partie subliminale ?

 

L'art devient subliminal,

L'art devient intemporel

l'art devient source et ressource

d'espoir, de réjouissance

l'art donne à voir et à penser

 

 

Exils

Claude Meurisset

peintre

hommage au poète chinois en exil,

Liu Hongbin

25 février au 25 mars 2009

Galerie de l’Entrepôt

www.lentrepot.fr

 
 

sans titre

Claude Meurisset

Chaise imaginée

 

chaise de torture

 

     
 

Je ne sais pas  si le peintre Claude Meurisset est  lui aussi, en exil, comme son ami le poète exilé Liu Hongbin, chinois et résidant à Londres. En tout cas, pour moi, ce tableau représente, la chaise, celle de la torture, celle sur laquelle, on ne pliera pas. Elle, la chaise, en  cuir marron, aura ses convulsions. Dossier incurvé. C’est l’agonie d’une chaise qui prend appui sur de minces fils  noirs ancrés dans le sol, ses pieds. Elle est prête à tomber, mais ne tombe pas. Elle éclabousse de mots indicibles sa douleur, sa torture. De gros points noirs s’échappent des bras de la chaise. La chaise tient bon, debout. Elle ne dira rien. Elle montrera dans sa fragilité et sa solidité que rien ne  pourra la déstabiliser. La chaise est vide de silence. Le silence du torturé. Objet-chaise  qui devient transitionnel pour nous. Objet de toutes les  projections. Objet-chaise, symbole d’hommes torturés, politiquement.  Chaise de  futurs exilés.

Alors, offrons  leur  une hospitalité. Une terre pour des artistes ex-ilés, hors de leur île qui furent,  comme dans les légendes, celles des îles bienheureuses,  celles des paradis d’autrefois, celles où les hommes ont mis cependant  d’autres hommes sur des chaises de torture, au motif de leur déliaison, de leur émancipation. Motus est la règle de ce silence là. Résistance.  Et la chaise, le tableau sans titre de Claude Meurisset, que j'imagine chaise, ne se tord pas. Elle résiste. Finis,  les tortionnaires ?

ex

exil

exit

 

existence

 

 

 

Comme le dit Artaud, le poète et dramaturge du théâtre du double, torture vient de tordre.

On se tord de douleur sur la chaise de la torture.

On résiste. On existe.

     
 

les neiges éternelles

 

février 2009
 

Le Mont Cervin

 

  

               

Matterhorn

                      

                                                                      photo de Lionel André                                            

Lionel André

Poète, photographe

et accompagnateur en montagne

http://lionelandre.blogspot.com

 

 

Poésie.

Dehors devant soi

Un recueil de poèmes

de Lionel André

lecture aux Editions L. Mauguin

www.editionslmauguin.com

le 5 février 2009 à 19h 15

 

 

 

 

Dehors devant soi

         

froid

contraction violente

dehors

    devant soi

montagnes & montagnes

ce bien de silence

Editions L. Mauguin - 2009

 

 

Souvenir-écran de l’enfance,

la boîte de chocolats.

 

La photo du Mont Cervin prise par Lionel André, photographe,  réanime ma mémoire. Je revois sur les  boîtes de chocolat suisse,  l’image du Mont Cervin, vignette minuscule en couleur. Un délice ces petits carrés de chocolat au lait qui vous descendent  dans la gorge. Et  pourtant cette montagne, en vrai,  m’effrayait.  En fait, le Mont Cervin prend racine dans le petit village de Zermatt, en Suisse. Il fallait  se tordre le cou pour suivre des yeux sa pente verticale,  et  tête renversée, atteindre son sommet tout enneigé, en forme de corne, et à 4 478 mètres d’altitude. Un vrai vertige. Et  alors, il fallait dire qu’elle était belle la montagne. C’est unique. Unique au monde. On me disait. J’acquiesçais. Alors  pourquoi j’avais si peur devant une montagne que tout le monde admirait. Moi seule avais l’âme tourmentée ? Et les autres en paix ?  Depuis si longtemps je n’ai plus mis les pieds en Suisse,  le pays de mes vacances, le pays de la neige, le pays de ma tendre enfance. J’ai tout oublié.

 

Le Cervin

(Matter-horn)

"Il fallait, pour le voir, renverser la tête, supporter dans la nuque le poids de sa hauteur vertigineuse".

de Joseph Peyré

dans le livre de

"La terre et les rêveries de la volonté"

de Gaston Bachelard

Librairire José Corti

 

 

 

Symbolique du Cervin

Cette montagne s’appelle  il Cervino du côté de l’Italie, le Mont Cervin en français, et du côté Suisse,  Matterhorn, ce qui veut dire la corne de la mère. La Matterhorn ne porte  qu’une dent unique et cornue, comme les méchantes sorcières ! Ces dernières sont toutes-puissantes et mangeuses d’enfants. Alors matter-horn, serait un symbole de mère-phallique ? De plus, j’y vois sur la photo de Lionel André, creusé dans le roc du flanc de la montagne, un énorme trou. Ça serait la bouche béante, sombre et obscène de la Matterhorn. L’énorme montagne-ogresse prète à avaler des grimpeurs innocents et imprudents. Elle serait alors la grande pourvoyeuse de la mort, Matterhorn ?   

 

Au sommet d'une montagne

Première expédition d'alpinistes sur l'arête suisse le 14 juil. 1865. Quatre membres de l'expédition

trouvèrent la mort, en descendant.  Trois jours plus tard, l'arête italienne était gravie. (dict. Robert)

 

Alors, dans mon enfance, j’étais bien à Zermatt,  au pays de la Matterhorn, l’ogresse goulue et omophage. Premières frayeurs de l’imago d’une Mère-Terrible, archétype des mères toutes puissantes et castratrices. C’est loin. Pourtant, on voit combien une photo peut révéler ce qui est enfoui dans le temps des enfances. La photo a le pouvoir magique de résusciter des images d’hier pour mieux voir demain. C’est ce que j’ai ressenti en voyant les photos  en noir et blanc, de Lionel André, photographe poète et féru de montagne. Ses photos révèlent les désirs périlleux dans lesquels notre imaginaire s’avance silencieusement, lentement, sans mot. Et alors c’est la magie, la magie de retrouver son souvenir-écran...   et de le mettre en mots...

 

La montagne

Culte d'une Magna Mater, déesse de tous les désirs et de toutes les morts.

Nietzsche, philosophe des montagnes, "Sur-homme et volonté de puissance".

Thomas Mann, l'écrivain de

La montagne magique

 

Littérature

D’un conte à l’autre

D’une génération à l’autre

Ouvrage collectif

Sous la direction de Catherine d’Humières

Presses Universitaires Blaise-Pascal.

Novembre 2008

 
 

 

                                           Il était une fois

                                                        

                                             © Grégor Clavel

une Princesse-Grenouille

 

Les contes d'hier

à aujourd'hui

 

réintroduits dans le champ

sociologique

littéraire

théâtrale

et à transmettre

d'une génération à l'autre

 

 

Un livre qui enchante et désenchante. Il nous plonge dans les contes d’autrefois, ceux de l’enfance, et on est ravi de plonger dans cet univers rempli d’ogres et d’ogresses, de princes et de princesses, de vilaines sorcières, et de  gentils sauveurs, les petits animaux protecteurs. C’est pas nouveau, ça marche toujours. Ce qui est nouveau,  et pourrait nous désenchanter, ce sont les contes réinventés, réécrits par des auteurs modernes  contemporains, qui osent blasphémer, transgresser, déstructurer, nos si jolies légendes enfantines. Ce sont des contes à l’envers. 


Ce livre collectif est très réussi, et aux mamies, d’une génération à l’autre, de se mettre au parfum. C’est très  roboratif. Tel l’exemple cité de Blanche Neige, qui est loin d’être une petite innocente et stupide fillette qui gobe tout ce que lui dit sa belle mère, la plus belle du royaume. Cela donne envie de lire ou de voir  la pièce de Howard Barker, Blanche Neige,  joué en ce moment à Paris. Ce qui incite tout naturellement à glaner pour nos chers petits et grands, des contes à rebours, et la liste est longue. Pour Blanche Neige coup de cœur pour la version  de Robert Walser que j’ai trouvé dans les Editions Corti. Enfin d’un conte à l’autre offre un livre de littérature enfantine comparatif. Ça manquait. C’est fait. Une bonne lecture pour les Mamie que j’appelle « puella senex »,  et les autres... bien sûr, puisqu’il s’agit d’une génération à l’autre. Ça commence dès qu’on raconte des histoires aux enfants, avant qu’ils s’endorment, à nous de choisir les classiques, ou les modernes...

Les contes en

métanalyse

interprétés et réécrits

dans un but thérapeutique

 

Le cas Blanche Neige

(comment le savoir vient aux jeunes filles)

d'Howard Barker

Une réécriture du conte des Frères Grimm qui commence par les dernières lignes. La marâtre est chaussée de pantoufles de fer chauffés à blanc, et danse  sur le feu jusqu'à tomber raide morte.

Théâtre de l'Odéon

4 février - 20 février 2009

 

 

 

 

 

 

 

 

et le rêve américain...

 

 
 

 

 

O B A M A

 

 

O   B A M A  

 

 

OBAMA  MANIA

 

 

 

 

Barack Obama

élu

Président des

Etats Unis,

le 7 novembre 2008

 

Barack Obama,

44ème Président

des Etats Unis

prète le serment d'investiture

mardi 20 janvier 2009

 

 

Hymne à Obama,

Président des Etats-Unis.

Il a tout cet homme, la beauté, l’intelligence, et  la spiritualité. Il est poète et  juriste. Et il est métis. Et il sourit et il  est jeune. Sommes nous dans la folie de croire qu’un sauveur est arrivé pour sauver toute une planète en état de crise, d’agonie. Qu’un sauveur nous est né ! Et oui, on est dans  l’obama-mania.  Toute la foule est en liesse. Toute la planète a  les yeux  rivés sur  son nouveau sauveur. C’est comme si  Barack  Obama sortait tout droit d’un ciel pur, sans tache. Il viendrait  alors du royaume de Zeus, le lumineux !  Et ça serait un dieu !   Non,  Barack Obama est un homme. Il porte bien,  tout simplement son nom, qui devient son destin. Il a la baraka. Il tombe juste au bon moment. Il a su saisir sa chance. Car il avait ce 7 novembre 2008,  les dieux avec lui, et surtout Kairos, le dieu qui donne la chance. La chance qui  nous sourit un  jour. La chance lui a souri à Obama,  et très largement, lui devenu Président des Etats-Unis.  Soyez assuré que si Obama a la tête dans le ciel, il a bien les pieds sur terre. Il est l’élu d’un vrai peuple, le peuple  américain. Un rêve américain ?

 

Zeus, dieu du ciel, est le chef suprème de l'Olympe, en quelque sorte son président.

Barack Obama est né le 4 août 1961, sous le signe royal du Lion.

La planète Jupiter est valorisée dans la carte du ciel d'Obama.

Jupiter lié à l'Ascendant (le Moi).

Jupiter a une révolution sidérale de 12 ans. Au moment de l'investiture présidentielle en janvier 2009, Jupiter (3° Verseau) transite le Jupiter natal (1°Verseau) d'Obama, qui va avoir 48 ans en 2009... coïncidence... synchronicité astrale.

C'est la baraka...

 

Mythes et réalité

Je ne peux résister au plaisir de me plonger dans les mythologies des dieux, et d’y retrouver une analogie archétypale  entre Barack Obama, le 44ème Président des Etats-Unis, et son épouse Michelle,  et le couple divin  Zeus, le dieu du ciel et de la terre,  et sa compagne Métis, la déesse de toutes les intelligences.  Dans le mythe grec,  Zeus prend le pouvoir et détrône Cronos,  son père, un vieux  radoteur, grâce au subterfuge subtile que lui conseille sa compagne, Métis. Faire  boire au vieux,  un vomitif d’herbes amères  qui lui fera régurgiter ses enfants enfermés dans son ventre. Une vraie purge salvatrice qui délivra tous les cronides du pater tyran, castrateur, dit le penseur aux idées fourbes.  Et  c’est ainsi que Zeus prit le pouvoir, et  mit à la retraite Cronos, et constitua son gouvernement, l’Olympe, un modèle exemplaire de  schéma politico-social.

 

Zeus trouva en sa compagne Métis, une alliée qui lui permit de remporter la victoire sur le vieux roi, Cronos, dit le fourbe.

Le rôle des femmes en politique n'est plus à démontrer, surtout en Amérique... les épouses des Présidents Obama, Clinton ...

A LIRE, "les ruses de l'intelligence, la métis des grecs" des spécialistes de la Grèce, Detienne et Vernant.

 

 

Zeus, le dieu de l'ordre

Est-ce que la mission présidentielle de Barack Obama est de mettre de l’ordre sur la terre, comme ce dieu Zeus, celui nommé le bienfaiteur ? Ce qu'incarne Obama ? Alors, de meilleures augures, pour des jours meilleurs ! Et au commencement de l'année 2009, sur toute la terre ! J’en prie le ciel.  Et donc, contrairement aux dieux éternels qui eux ne changent jamais,  nous avons,  nous autres humains et pauvres mortels, un vrai libre arbitre, le pouvoir de changer. Par conséquent, que le destin américain trouve ses voies de changement, pour qu'un  beau et nouveau règne s'accomplisse. Car, dans cette période de crise mondiale, il est bon de croire au rêve américain, et même d'être obama-maniaque ! De croire qu'il y aura un ciel plus clément sous l'égide d'un Zeus bienfaisant ! La paix dans le monde... Que les guerres fratricides cessent... Que l'économie reprenne. Il a beaucoup de boulot Obama pour réorganiser une Olympe... moderne. Pas le choix.   Programme. Un acte de foi au changement.  C'est déjà enclenché. Obama est métis. C'est le premier Président noir américain. Le nouveau rêve américain.

 

Le destin des dieux est immuable

c'est un accomplissement.

Le destin des humains est

fait de méta-programmes,

pour qu'ils s'accomplissent.

 

 

Un heureux évènement

aux Amériques.

 

Un  métis président est né.

 

 

 
 

 

bonne année 2009

 

                                              peintre de Lescaux

 

et bonne navigation

aux internautes de la métanalyse

 

une année 2009, pleine de promesse sous les feux de l'actualité, et sous le signe de la création :

 

Création/Destruction

au Musée Zadkine

 

Pollock et le chamanisme

 

La passion à l'oeuvre,

Rodin et Freud,

collectionneurs

 

et au fur et à mesure du temps, les coups de coeur  métanalytiques ...

 

 

 

     
 

La meilleure façon de se relier à l'inconscient collectif est de s'inscrire dans la lignée des maîtres en psychanalyse Freud et Jung, férus de culture et d'art. Chacun avait "son musée imaginaire". C'est bien dans cette filiation psy que s'inscrit le courant de la métanalyse. Je continue donc pour vous et avec vous mes critiques sur les arts, reflet de notre civilisation, et dont nous pouvons faire nôtre leur enseignement.

 

Musée imaginaire retrouvé

de Sigmund Freud  - Stock

Le Musée imaginaire

de Carl Gustav Jung - Stock

 

et avec Mercure

 

 

C

 

le dieu des internautes

 

 

 

 

C

           dieu  de

           

           l'écriture

          

          

         

C

                 

 

 

 

Oui, ça y'est, le Web envahit la planète. La toile fait sa révolution sidérale, elle est aux quatre coins de la terre. Sidérant. Et nous nous glissons, nous nous empêtrons, et naviguons dans cette divine, diabolique toile, avec comme guide Mercure, le dieu des internautes.

 

Dans l’esprit de la métanalyse, il fallait  bien  y trouver un  dieu qui typifie ce nouveau mode de communication. C'est de toute évidence, le dieu romain, Mercure, le roi des mots, le roi de la com. Et en ces temps webiens, Mercure, ce petit dieu fripon, incarne aussi celui qu'on nomme le roi des voleurs. Il nous volent  aussi nos mots. Et c’est pas une blague. Que faire, devant ce nouveau mal existentiel de la com ?

 

 

 

C’est pas une blague.

Mercure, le vaillant petit gaillard, n’arrête pas de faire mille tours de facéties sur notre web. Et celle qu’il affectionne le plus, ce sont  les bugs. Ça, c’est son trip,  et aussi les virus, il s’en réjouit. Bon, côté technique, c’est un divin bricoleur qui sait tout embrouiller. C’est le roi des embrouilles, Mercure, et le roi des voleurs de mots. Il sait comment voler vos mots, il a le code et le mode d’emploi. Attention,

 

C’est pas une blague.

Mercure, le voleur de mots, s’en donne à cœur joie avec les mots des internautes. Il pique vos idées, refonte les images, transforme votre texte. Je vous le dis en vérité, Mercure est le voleur des mots, de votre âme, votre âme d’internautes.  C’est le diable, non pas ce joli diablotin, avec des babouches en cuir rouge, qu’on peut confondre avec de jolis lutins. Non, il est invisible, il ne se fait pas connaître, il vit incognito. Il  est très affranchi Mercure. Il vit sans foi, ni loi. Il règne sur votre destin, votre destin d’internautes. Alors que faire. Les alchimistes le nommaient le volatil, le fugace. C’est vrai, je le confirme, dès qu’on s’en approche, il s’est déjà envolé. Il ne laisse aucune trace. Il efface toutes les traces.  Et quand il vient la nuit, le jour, pomper votre jolie prose, votre pompeuse glose, comment l’attraper, l’enfermer, le noyer, le tuer. Vous ne pouvez pas l’identifier. Il n’a pas de nom, sauf celui du mythique Mercure romain. Comment vous en débarrasser. Impossible. Le voleur des mots est finaud. Il sait y faire. Il a plus d’une ruse dans sa besace. Et avec ses petits pieds ailés, il fait vite volte face. Vous êtes comme moi, prisonnier de tous les Mercures de la terre, du site au blog,  et aux mails.

 

C’est une blague.

C’est vrai, Mercure, en ces temps modernes du web, vous spolie. Qu’y faire ? En faire un allié. Il vous donnera alors des ailes, et vous vous moquerez du vilain copieur  qui falsifie l’original, en panne d’idées. La créativité est inépuisable, et signée. Donc, rien à craindre. Moi,  pour vous, j’aime créer et recréer avec plaisir, au grè du temps, l'actu. Mercure fait partie de mon panthéon des dieux. Et même duplice, ce Mercure reste, de tout temps,  le  dieu du langage, de tous les langages. Il est  certes d’une langue à l’autre, volatil, fugace,  comme les mots des web.  Qu’importe, il faut s’y faire. C’est le nouveau  dieu de la com, le roi du XXIème siècle. Alors que cette année de l’an 2009, soit pour vous tous, sous les meilleurs augures d’un bon Mercure. Un Mercure qui, de voleur de mots, deviendra créateur des mots et des idées. Bonne chance à vous tous, sous le signe d'un nouveau Mercure-Créator.

 

 

Aussi, pour l'actu métanalytique, toute l'année 2009 va s'orienter dans cet Esprit de Mercure, comme nous le montre d'ailleurs l'exposition actuelle de Picasso et ses maîtres. Car copier, c'est aussi créer... Et c'est pas voler...

Chaque spectacle, chaque expo, livre, et pièce de théâtre incitent à la critique, et peuvent engendrer une pulsion créative soit en pensée, en art, ou en psychologie. C'est ainsi que nous transformons le monde, qui devient notre monde. C'est la loi des méta...

 

 

Mercure

dieu des voleurs

 

dieu des mots

 

voleur de mots

 

 

 

Mercure

 

un dieu farceur

un dieu taquin

un dieu malin

 

 

azertyve,ndfghvqsdg

hjklomù,dytrezaqsdt

frt-gtuy-yuiop-uytre-

 

des mots

 

à décoder

 

à décrypter

 

à enregistrer

 

 

et si vous voulez

philosopher, psychologiser

métanalyser

 

lire en 2009

 

L'esprit de Mercure

dans Essais sur la

Symbolique de l'Esprit

de C.G. Jung - Albin Michel

 

développer

 

votre mercure.créator

avec la métanalyse et ses techniques euristiques, en individuel ou en groupe.

     
 

Théâtre

Feux

Trois courtes pièces

d'August Stramm

Mise en scène de Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma

Théâtre de la Cité Internationale

14, boulevard Jourdan

750014 Paris

tél 01 43 13 50 50

Impressions à chaud.

"Feux" est un incendie. Il ne reste que cendre. Je suis ressortie  du spectacle, sans ressort, anéantie. Et pourtant, les mots  me sont venus aux lèvres, pour ne plus taire  l'implacable et fatale désespérance, que je ressentais, et que j'é-cris. Pièce nihiliste. Et comme le dit Nietzsche, "dieu est mort".  Dans Feux, la voûte céleste a disparu, "s'est retirée". Alors, un ciel vide, et une vie qui n'a plus de sens, absurde. Moi, j'aime le ciel étoilé. ça m'a redonné du ressort cette idée... Il fallait aller jusqu'au bout de la nuit...

 

décembre 2008

théâtre

 

 

Feux

jusqu'au

20 décembre 2008

 

 

Choc du spectacle.

Histoire de couples,

en pleine guerre 14,

désespérés de vivre,

et de vivre l'amour

Désespérance de la condition humaine

Thanatos a tué Eros

La fiancée a les lèvres coupées.

L'amoureuse n'offrira plus jamais

Sa pleine bouche aux doux baisers de l'amour.

Ses lèvres sont closes à tout jamais

Thanatos a tué Eros

Belle démonstration de la théorie freudienne sur Pulsion de vie et Pulsion de mort.

 

La pièce est rude, comme le nom de l'auteur Stramm qui veut dire rude, raide.

c'est plein gaz sur le couple

ça éructe

ça crie

ça hurle

Peut-on vivre sans amour.

Alors les mots deviennent

agressifs, meurtriers, absurdes.

Les mots sont mensongers,

Le geste est vérité.

Plus de langage.

Plus de vie.

 

 

Colloque

"Françoise Dolto,

actualité d'une pensée"

1908-2008

12,13 et 14 décembre 2008

à l'UNESCO

 

                                                                                                  © Grégor Clavel

Françoise Dolto aurait cent ans

 

 

Colloque

Dolto

 

la psychanalyse

de l'enfance

 

 

Françoise Dolto

née le 6 novembre 1908

à 20h 10

Paris

 

 

 

 

 

 

Bon anniversaire, Maman Dolto... Tu es toujours parmi nous, et tes filles et les garçons, et des jeunes et  des senex vont faire ovation  pendant trois  beaux jours, en racontant leur expérience clinique, théorique, et pratique de ton enseignement, de ta transmission. Et de ton amour des enfants. Ces petites personnes,  qui vont devenir des grandes personnes. Je fais acte ici en mon nom, Marielle Garel, du stage que je fis à l’époque  des années si lointaines déjà en 1977,  à Saint Chéron, où je fus conteuse, sophrologue, sous votre direction. Ma première aventure dans le monde des enfants en mal d’amour, en mal de vivre ; ceux que l’ont dit autistes, caractériels, en marge. Quel souvenir.

 

Auto-portrait

d'une psychanalyste

1934-1988

(Seuil)

de

 

Françoise Dolto

 

Moi j’ai toujours été à la marge, et  je n'ai pas hésité à jouer  à la marelle sur le bitum de ces grands ensemble  avec eux, et blottir, dans le creux de ma main, les petites fleurs coupées sur les maigres gazons qu’ils  offraient  "à la dame qui raconte des histoires". Histoires de grand loup, histoires de petit poucet, histoires de blanche neige, histoires éternelles, histoires  tout court,  leur histoire. J’ai eu plaisir à voir de temps en temps leur âme s’apaiser et leur corps devenir tranquille,  guidés par ma voix  dans les exercices de sophrologie, dont je tirais l’enseignement du Docteur Jeanne Creff, en activité alors à l’Hôpital Trousseau,  et qui me forma, en ce temps là.

 

Une conteuse et sophrologue en marge

Marielle Garel et les petits enfants, les  étranges enfants de Maman Dolto...

 

J’ai quitté ce monde dolto pour ensuite appliquer, pratiquer et m’instruire auprès d’un autre psychiatre d’enfant, le Docteur Corman. Je fus proche et lointaine de Françoise  Dolto. Je quittai une mère, pour trouver un père. Et aujourd’hui, c’est dans des rôles de bonnes  mères-grand, fées ou sorcières, que je suis toujours dans le monde enchanté de l’enfance, pour les tout-petits, et les plus grands, avec ma méthode de la métanalyse. Je n’ai pas oublié mes premiers  pas dans le monde de l’enfance, et grâce à mes pairs ...  Et après tant de combats dans ce monde marginal de la psychanalyse, quelle joie de se retrouver tous. Avec ceux qui ont travaillé aux côtés de Françoise Dolto,  et qui parleront d’elle, et de leur pratique, et de leurs innovations. Une belle rencontre. Elle doit être heureuse, la Maman Dolto, qui règne tout haut dans le ciel diraient les petits-enfants, et même les plus grands ; celle qui fut née, il y a cent ans.

 

et à lire,

Le corps de l'enfant est le langage de l'histoire de ses parents

Payot  sept. 2008

de Willy Barral

psychanalyste,

formé par Françoise Dolto et Pierre Solié, jungien.

     
 

 
 

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