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Metanalyse : une psychologie du changement
   

 

       Archives : conférences en 2009

 

 

Rencontre à Pau

Le 26 septembre 2009

Les Métamorphoses d’Ovide

 

                       

                                                                                                                        photo Grégor Clavel  ©               Héliotrope

             «la fiancée du soleil»

Septembre-octobre

2009

sur la voie des changements

 

- les Métamorphoses   

  d'Ovide,

  à Pau

  le 26 septembre

 

- le cycle des 

  transformations

  avec

  Neptune-Jupiter,

  à Paris

  Le 8 octobre

 

La fleur qui se tournait cet été  vers le soleil, et dite héliotrope, était aussi appelée la fiancée du soleil.  C’est la légende de Clytié.  Et l'épilobe, dit encore laurier de Saint Antoine, que vous avez pu cueillir en plein été, dans des verts alpages, est en lien avec  la légende de Daphné.  Et  le narcisse,  que vous avez pu  respirer, au printemps, au bord des ruisseaux, est  une ovation à Narcisse, le beau jeune homme qui se mirait dans une flaque d’eau. Et encore bien d’autres  fleurs qui ont chacune leur légende, et  que vous cueillerez alors sur le bord des chemins, en douce randonnée,  et promenades ainsi enchantées. Puisque vous en connaîtrez désormais  leur histoire.

 

Chaque fleur a sa

symbolique et sa

légende,

et correspond à un processus thérapeutique.

 

Guérir par les fleurs...

 

Ainsi,  ces légendes de fleurs, on les trouve dans  les Métamorphoses d’Ovide, le poète latin. En fait ce sont des humains qui par leurs outrages, transgression ou mépris des dieux,  furent métamorphosés par ces derniers en fleur, animal ou pierre. A nous d’en découvrir la faute, pour les délivrer de leurs métamorphoses, pétrifiés qu’ils sont dans le coeur d’une pierre, lovés dans les pétales d’une fleur, ou encore transformés en araignée.  Un exercice poétique, pour une initiation symbolique.  Voilà ce que propose Marielle Garel, en une belle et grande journée, à Pau, pour découvrir  les Métamorphoses d’Ovide, revisitées par la métanalyse, une psychologie des transformations. Le thème sera floral.

 

 

 

La métamorphose, dans 

les mythes et les contes,

est aussi symbole de

châtiment,

et qu'il faudra

lever...

 

Conférence Source

Le chemin qui mène à Neptune

le 8 octobre 2009, à 19 heures

Forum - 104, rue de Vaugirard

75006 Paris

intervention de Marielle Garel

 

 
 

                                                                                               photo Grégor Clavel ©

Qui nous mène en bateau ?

 

Le dieu Neptune, en grec Poseïdon, règne sur les mers

et se nomme aussi ébranleur de la terre.

 

C'est lui qui crée des seïsmes, provoque des tempêtes et inondations.

 

 

C’est le dieu Poseïdon, roi de la mer, et dit ébranleur de la terre. Ne vous fiez donc pas à ces jolis voiliers qui surfent sur une mer si calme. Le dieu des mers est toujours en colère. Souvenez-vous, il est rancunier. Il n’a pas avalé que son jeune frère, le benjamin, Zeus, le détrône de son droit d’aînesse. Il s’en ait pris alors à sa nièce, Athéna, et voulut être roi de l’Attique. Il poursuivit le navigateur Ulysse, vengeant son fils Polyphème, le cyclope, et ne réussit pas malgré tout à ce qu’il  soit noyé, lui et tout son équipage. Et si on le dit ébranleur de la terre, il s’est réjouit dernièrement avec les tsunami, les failles du sol marin, qui créent la vague déferlante, destructrice. Alors, ce dieu nous mène en bateau, et nous fait croire que la mer est toujours paisible, étale ?

 

Ce dieu marin va-t-il nous engloutir dans les profondeurs de la mer ?

La mer, symbole de l'inconscient collectif

positif et négatif.

Métamorphoses de l'âme

et ses symboles (Jung).

 

Et si ce dieu fait partie de l’Olympe, une cité du ciel, que fait-il la haut, lui qui met plus de cent ans à faire le tour du zodiaque. Influence-t-il nos destinées, ce dieu colérique, qui a tout pouvoir sur les grands océans ? Il est pour un bout de temps encore, dans le Signe zodiacal du Verseau. En tout cas, c’est en décembre 2009, qu’il y’aura la conjonction Jupiter-Neptune, les deux maîtres du Signe des Poissons, leur univers.  C’est à partir de la symbolique de cette conjonction que Marielle Garel présentera son point de vue métanalytique, une voie de changement pour les frères céleste inconciliables, ou pas ? Car qui nous mène en bateau ?

 

 

Invoquons le dieu marin, qui contient trop de colère. Et plus de regard en arrière.

 

Pour avoir une meilleure vision de demain.

 

Retour du colloque de Sylvanes

Le ciel étoilé

Ascension 2009

 

                                                                                         photo J.P. Robert ©

"Rencontres Pierre Solié"

 

 

- CD

   Trouver son mythe
    personnel 

    Marielle Garel

   www.cefri-jung.com

 

- Colloque du Cefri

    "la psychanalyse

    jungienne, la science

    et le ciel étoilé"

   du 22 au 24 mai 2009

   www.cefri-jung.com

 

Trois hommes, Michel Cazenave, philosophe, Michel Cassé, astrophysicien,  et Jacques Rivet, médecin et mathématicien,  ont scruté le ciel  pour nous. Ainsi, chacun dans sa pratique, sa théorie, et son éloquence, nous a transporté dans les hautes sphères de la spéculation scientifique. Astronomie,  physique quantique et modèles mathématiques ont rempli nos cerveaux vides à force de vouloir tout comprendre  sur le ciel et toutes ses étoiles, l’univers et le big bang, les trous noirs, et  le vide,  lequel d’après la physique quantique, n’est pas vide, seulement empli de rien, et rien que du vide. C’est pas rien.  Ma pauvre cervelle a failli éclater.  Ces moments là sont inoubliables. Imaginez trois jours où les plus grands spécialistes de la planète viennent vous raconter toute l’histoire de l’univers en raccourci, en direct. Et pour vous dire en final que tout est vide. Un ciel vide.

La science et l'âme du monde

de Michel Cazenave

Albin Michel (1996)

Les trous noirs en pleine lumière

de Michel Cassé

Odile Jacob (2009)

Exposé de Jacques Rivet

Archétypes de Jung et théorie mathématique de René Thom

 

Moi, je croyais qu’il était rempli d’étoiles, ce ciel. Et, comme les héros grecs, notre mission accomplie sur terre, on irait rejoindre son étoile. Ça s’appelle catastérisme. A chacun sa croyance. Moi j’aime me faire à cette idée là. Et pourtant, il faut bien  se mettre dans la tête qu’il y a d’autres raisonnements sur terre, et terriblement mathématiques, et qui seraient  même «le langage de l’âme ». Alors, c’est tragique de ne pas saisir toute la belle mathématique. Tant pis. Applications pratiques.  En préparation du colloque, j’ai vécu le phénomène des synchronicités, un concept que Jung a élaboré avec Pauli, son ami, un  physicien quantique, prix Nobel de physique.   Et c’est dans cet esprit que, guidée par ces coïncidences étranges, j’ai  parlé des légendes célestes.  Et celle, en particulier, d’Ariane, en rapport avec le Signe de la Balance.  Et je fus en effet  accrochée à Ariane, la femme abandonnée (conférences fortuites, exposition Chirico, CD opéra Ariane). Ariane est la fiancée du faux-fiancé Thésée, et  ensuite l’épouse divine de Dionysos, le dieu du vin, qui, leurs Noces célébrées,  l’a accrochée dans le ciel, avec sa belle couronne de mariée, et  pour toute l’éternité.  Des histoires vraies dans la pratique clinique ...  C’est une star Ariane.

 

Les catastérismes

titre d'un ouvrage d'Eratosthène,

savant d'Alexandrie qui expliquait les figures des constellations et les fables des étoiles

 

Chaque constellation a son mythe. C'est aussi les 12 Signes zodiacaux.

 

Et les synchronicités, post colloque, continuent. Vous trouverez ça normal, amis du colloque et vous autres lecteurs, qu’il y’eut encore ce jour samedi 30 mai,  d’autres synchronicités en résonance avec ce que j’ai développé à Sylvanes. Une amie sculptrice Patricyan,  m’invita ce jour là,  à l’accrochage d’une de ses sculptures. Entre deux colonnes, haute, très haute, une robe en métal gris, est suspendue dans le vide, accrochée par une corde tressée au plafond.  Un collier de perles nacrées,  épouse l’épaule nue... d’Ariane, mon Ariane. Pourquoi ?  La sculpture s’appelle Ascension. Elle monte au ciel Ariane, une robe catastérisée, et en l’Eglise de la Madeleine, un lieu saint, et sacré. J’étais scotchée. Courrez vite à la Madeleine, vous la verrez. Et J.B. Pontalis, sur les ondes matinales, a reparlé ce même samedi, de son livre (émission Répliques de A. Finkielkraut. Philia avec Jean Daniel et J.B. Pontalis). J’étais donc dans la bonne voie  à Sylvanes,  pour raconter l’histoire de l’amitié entre le psychologue J.B.  Pontalis et l’historien  J.P. Vernant, en corrélation avec une autre histoire, celle de Castor et Pollux, les frères inséparables, en lien avec la constellation des Gémeaux. Et c’est donc ici, si je ne l’ai fait, rendre hommage à Michel Cazenave et son amitié à Pierre Solié, dont il continue la pensée.  Deux inséparables... Alors que les Rencontres de Pierre Solié continuent, et  à l’année prochaine en 2010, dans le vallon de Sylvanes ...  pour une sixième rencontre.

 

Patricyan

artiste-plasticienne

Sculpture

Ascension

la robe d'Ariane,

la mariée de Dionysos, le dieu du vin.

 

 

J.B. PONTALIS

Le songe de

Monomotapa

Gallimard (mars 2009)

 

sculpture "Ascension"

de Patricyan

 

 

La réalité des

synchronicités.

 

La robe  d'Ariane,

catastérisée

en plein cintre dans l'Eglise de La Madeleine.

 

A voir

jusqu'au mois d'août

 

 

www.patricyan.com

 

Colloque du Cefri,

sous la direction de Michel Cazenave,

et en partenariat avec L'Abbaye de Sylvanes

5ème rencontre "Pierre  Solié".

«La psychanalyse jungienne, la science et le ciel étoilé ».

du 22 au 24 mai 2009

Abbaye de Sylvanes

en Aveyron

www.cefri-jung.com

 

 

 

 

 

 

mythologies célestes

les récits mythiques

décrivent des processus

et des développements

psychiques

C.G. Jung (Cor.V 98)

Dictionnaire Jung

Editions Ellipses oct. 2008

 
Dans la belle salle capitulaire de l’Abbaye de Sylvanes, se déroulera du 22 au 24 mai 2009, la 5ème Rencontre Pierre Solié,  sous l’égide de Michel Cazenave, philosophe et écrivain. Chaque année, Michel Cazenave nous remet dans la pensée de Pierre Solié, et nous ouvre aussi à de multiples champs d’exploration de la psyché, dans des courants de pensée très divers.  Un esprit transdisciplinaire qui fut si cher à C.G. Jung et Pierre Solié. 

Cosmogonie et

mythe d'Aïon vus par

Pierre Solié dans le livre,

"La dynamique de l'Ame"

Editions Poiesis

 
Des intervenants de différentes disciplines vont intervenir : Marielle Garel, Fondatrice de la métanalyse, et spécialiste de la mythologie céleste avec  «Jung et la mythologie du ciel », Michel Cassé, de l'Institut d'Astrophysique de Paris, Directeur de Recherches au C.N.R.S-Saclay, avec «Cosmologie contemporaine», Michel Cazenave, Président du Cefri, avec «La psychanalyse jungienne et ses rapports à la cosmologie, et Jacques Viret, Docteur en sciences et en médecine, avec "les archétypes chez Jung et dans la théorie mathématique de René Thom".

Mithra, dieu perse, a une forme humaine à tête de lion, et porte sur le corps quelque chose d'analogue aux signes du Zodiaque.

"Métamorphoses de l'âme".

C.G. Jung

 

Il y aura, en soirée,  des chants sacrés, et  lecture du ciel par Michel Cassé   ainsi que des lectures des «Hymnes à la nuit » du poète Novalis, par le comédien François Roy.  Un programme enchanteur sous le ciel de Sylvanes...

 

 

 

Uranie, déesse du ciel et de l'astronomie, sera sûrement présente dans ce lieu de prières et d'ovation, qu'est aussi Sylvanes...
 

mars 2009, l'exil

 

Colloque

"Exilé dans sa peau"

Questions autour de la trans-identité

organisé par Hervé Hubert, psychiatre et psychanalyste

Association Trip

Théâtre de la Cité Internationale

27 février 2009

 

 
 

"exilé dans sa peau"

                                                                                           © Grégor Clavel

sculpture  de Rabarama

place du Panthéon - octobre 2008

 

 
 

 Post-réflexions  sur ce colloque d’une journée,  dont le titre «Exilé dans sa peau», laisse perplexe. Je fus éclairée. Voilà ce que j’en ai retiré.

 

« Exilé dans sa peau » voudrait dire qu’on serait si mal dans sa peau, qu’on serait en dehors de soi, à côté de soi, en exil de soi-même ? Et de quelle peau alors se revêtir pour trouver sa véritable identité.  Suffit-il de changer de vêtement, pour changer de peau, et être mieux dans sa peau, ou encore  changer de sexe, et trouver sa véritable  identité, ou être en exil, hors de chez soi,  pour affirmer son identité, ou encore être en prison et torturé et toujours fidèle à son identité, comme l’a témoigné Henri Alleg, auteur de «La Question » en 1958, et les tortures qu’il subit pendant la guerre d’Algérie ? Voilà toutes les questions auxquelles le public était invité à répondre, à réfléchir, à repenser.

 

Changer de peau.

 

Le Moi-Peau,

de Didier Anzieu,

neuf mythèmes

à partir  de la légende de  Marsyas, le silène musicien à la peau toute écorchée.

 

Je reviens moi sur la question de la bisexualité,  et la prévalence  du  sexe que l’on n’a pas, et que l’on désire avoir. Ceci est éclairé par un psychiatre autrichien, Kraft Ebbing, qui fit  autorité  au XIXème siècle avec ses études de psychopathia sexualis.  Lui-même, fit  part de sa découverte de la volupté du  bain, qui fait fonction de pare-excitation sur la peau, en identification au corps féminin. C’est alors que  «l’homme se sentant femme », ferait  l’expérience de son double féminin.  Et dans un bain ?  Est-ce la quête insatiable de connaître l’Autre, de vivre l’Autre, le sexe opposé. Et j’avance l’idée suivante que Lui, en ex-il, rejette ce il pour vivre elle, et elle devient il, laissant tomber le elle.  Jeux de mots que je plagie à la Lacan, hors de lui, sans lui. Et aussi je me rallie au concept du chassé croisé  de type féminin-masculin, appelé chiasme par Pierre Solier, jungien,  qui amènerait  le devin grec Tirésias à vivre les deux sexes. Une légende qui sert de support à comprendre la bisexualité, si chère à Freud...  Je dirais ainsi  que chaque courant psy a son vocabulaire – son identité – mais qu’au-delà des frontières du langage, on n’est plus en exil. Ça n’est plus la Tour de Babel, on se comprend.

 

La quête de l'Autre,

le sexe opposé.

 

L'expérience du devin

grec Tirésias qui connut

les deux sexes.

 

Les Métamorphoses d'Ovide

Tirésias - chap. III - 323;

 

Et ce moment de compréhension  d’un sujet si complexe, «exilé dans sa peau »,  fut révélé par le film de «Schreber contre Schreber » de Calliope Rigopoulo, et  qui fut pour moi un choc. Le coeur palpitant. Etais-je contaminée par le syndrome de Stendhal ? Quoi qu’il en soit, images, paroles et musique m’ont donné à vivre, comprendre, et pénétrer intimement la psyché du Président Schreber. Jusqu’alors ça n’était que théorie, concept et discours. Même si des cas cliniques pouvaient me lancer sur la piste de Schreber, ce Haut Magistrat de la  Cour de Dresde, paranoïaque si lucide, et c’est un pléonasme, fut figure de prophète dans sa fulgurante interprétation de Dieu.   En fait   une fois guéri,  et sorti de son ex-il - isolement et enfermement dans la folie -  il tirera  comme leçon de  ses bouffées délirantes, que la part manquante de dieu, est  son féminin. Un Dieu  alors machiste, sans ce féminin ; et monothéiste, et punitif, et tout orgueilleux de sa toute-puissance.  Et si Dieu était une femme ? La question a été reprise par C.G. Jung, si j’ose dire, dans son livre de Réponse à Job, ainsi que celui du philosophe Michel Cazenave, la face féminine de Dieu . Une question qui  revient dans l’actualité ;  le féminin en l’homme qui serait refoulé, forclos, ou sublimé ? A chacun sa réponse. En tout cas, il est bon de trouver des échos qui raisonnent dans notre pensée, pour mieux comprendre les hommes,  et leur part manquante... qui n’est pas je l’espère, une part maudite... mais comme le devin Tirésias, la part féminine du "jouir".


"Schreber contre Schreber",

film de Calliope Rigopoulou,

Professeur d'Esthétique et de communication à l'Université d'Athènes.

syndrome de Stendhal.

Réactions psychosomatiiques

devant une oeuvre d'art, ou encore dit troubles du voyageur.

Cinq psychanalyses de Freud

Le Président Schreber.

Une idée de Dieu.

 

 

  janvier et février 2009.  
 

 

des arts en hiver à Paris

                                                                         © Grégor Clavel

le jardin du Luxembourg

 

 

 

 

- copier 

   comme Picasso,

   un créateur subversif

- s'exercer 

  à l'imagination active

  comme devant le tableau

  d'Anne Meunier

 

Conférence

à l’Auditorium du Louvre

Picasso Pastiche,

selon Freud

par Rosalind Krauss, Columbia University, New-York

le 9 janvier 2009

 

 
 

C’est sous l’angle de la psychanalyse que Rosalind Krauss aborde un Picasso- Pastiche, en regard avec ce que Freud appelle les formations réactionnelles. En réaction contre qui ? Si on se réfère à ce concept psychanalytique, et très utilisé par les surréalistes, c’est alors que le peintre, le poète, l’écrivain,  adopte chacun à sa façon, une attitude radicalement opposée, à ce qu’il voit, entend, lit. Ça devient subversif. Le sens est  inversé.  A la société bourgeoise et l'art classique, Duchamp pisse dessus avec son urinoir. Il crée le "ready-made", les objets familiers et industriels sont un art. A nous d'y décrypter le signifiant signifié, et d'y trouver un art. Voilà un exemple que cite Rosalind Krauss, professeur en théorie de l’art moderne, à Columbia University. 

 

Pourquoi Picasso

se consacre à l'art de ses anciens maîtres,

et rompt avec l'art cubiste ?

Rosalind Krauss trouve réponse dans le concept freudien des formations réactionnelles

 

Picasso pastiche ses anciens maîtres, en cassant, brisant, toutes les formes de l’art ancien, et refait un autre art, le sien. Formations réactionnelles. Il nous oblige ainsi à casser le moule de nos conventions, à découvrir ce qui se cache derrière le visage lisse d'une odalisque d'Ingres, d'une infante pétrifiée dans sa robe en cerceau de Vélasquez, d'une pisseuse qui n’ose s’exhiber devant nous de Van Rijn. Car, Picasso, le pasticheur réinvente le tableau, et en  résout l’énigme, dans sa forme inversée. Une prouesse dont on ne se lasse pas, puisque chacun peut aussi réinventer son tableau... C’est ainsi que Rosalind Krauss, traça l’anamnèse d’un copieur pasticheur génial, Picasso, lequel «engage, au tournant des années 1920, un travail intense, métaartistique, de références picturales à l’art ancien ». De méta en méta, on arriverait donc à saisir ce qui ne se voit pas dans un tableau... au-delà du tableau... à la manière de Picasso ?

 

les livres de Rosalind Krauss

The Picasso Papers,

exposé de ses théories

Le Photographique,

à rapprocher de la Chambre claire de Roland Barthes.

éditions Macula

 

grandir avec les maîtres

pour devenir son maître

 

Avec Picasso,

 

on grandit tous les jours,

on se mesure à lui,

on se mesure à soi,

on devient soi.

 

Musée du Grand Palais

Picasso et les Maîtres

Jusqu’au 2 février 2009

 
 

Trois heures de queue. Ça vaut le coup... Moi j’ai mon césame ouvre-toi,  coupe fil,   et j’ai pris tout mon temps. Et, ça vaut le coup. Je me suis glissée dans un petit groupe de petits écoliers. Ça vaut le coup. Devant le célèbre tableau des Ménines de Vélasquez, et réinventé par Picasso, une petite fille insolente  ne démord pas de son idée et de  son  interprétation, devant le chien, en  premier plan sur le tableau.  C’est un renard,  dit l’effrontée au pédagogue des Beaux Arts, déboussolé. Tu ne vois pas autre chose. Je te dis c’est un renard. Tu vois pas, il a des oreilles pointues. Non, c’est un chat lance une petite voix nasillarde. Non, c’est un renard. Le jeune homme me lance un regard, désespéré. Je hoche de la tête. Je souris. C’est un chien, dit alors le jeune artiste, qui avait aussi son opinion. Et tous les enfants éclatèrent  de rire.

Picasso va jusqu''au bout de son obsession,

copier et recopier toujours le même motif, pour en trouver l'énigme impossible à trouver... jusqu'à saturation

quarante-quatre Ménines...

et à chaque fois, un nouveau

déchiffrage..

.

 

Quelle leçon. Alors Picasso avait raison, et je cite de mémoire «quand j’avais quatorze ans, je peignais comme Vélasquez, et à quatre vingt, je peins comme un enfant »... Rusés, les gamins. Alors moi je me suis interrogée sur le chien... qui n’est pas celui d’Ulysse, mais d’une petite infante, toute triste, guindée dans sa robe en cerceau. Alors ce petit  clébard qui louche, qui est drôle, toute queue baissée, et un air si peureux,  qu’est-ce  qu’il dit,  l’animal. Qu’est-ce qu’il a ce chien, objet transitionnel, de la petite infante ? Moi, je l’avais à peine vu avant ce chien, fixée que j'étais, avec mes yeux d’adulte, sur l’infante ...

 

Métamorphoses

Après tout, c'est quoi un chien qui devient renard, et un renard qui devient chat, et qui redevient chien.

ça s'appelle métamorphoses, il n'y a pas qu'Ovide...

 

Exposition de peinture

à la Galerie Entrepot

Anne Meunier

www.lentrepot.fr

5 janvier au 22 février 2009

 

 
 

la chevelure de Bérénice

Anne Meunier

 

Anne Meunier est née en 1953 à Paris où elle vit et travaille aujourd’hui.

Elle a fait ses études à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, à l’atelier de peinture, de gravure et de lithographie.

Elle a exposé dans de nombreuses galeries et a également participé aux portes ouvertes des ateliers de Belleville.

 

La puissance des images,

La force des mots

 

Cette peinture d’Anne Meunier me transporte immédiatement dans le ciel. Je l’appelle la Chevelure de Bérénice. L’héroïne de Racine, l’héroïne de Claude Simon, et l’héroïne de la constellation qui porte son nom, celle que j’imagine avoir eu les cheveux coupés, suprème sacrifice. Et il ne reste plus dans le ciel que cette longue tresse en torsade qui s’étire  dans un ciel bleu, gris, nostalgique d’un autre temps, le temps de  l’histoire de Bérénice. Cheveux fétiches, cheveux souvenirs. Chevelure érotique, perdue dans un ciel à la Tiepolo. Ce peintre vénitien qui a peint lui aussi des ciels bleus, roses, où s’amusent dans un badinage érotique personnages et angelots charmeurs et coquins. Ici, le ciel est vide. L'espace rempli d'une seule chevelure, tresse bouclée d'une Bérénice fictive.

 

Bérénice.

De la tragique héroine de Racine, à l'érotique Bérénice de Claude Simon

Dans le livre de Claude Simon, Orion aveugle, on y trouve une scène  érotique de la Chevelure de Bérénice.

(Les sentiers de la création)

  

 

Enfin, je ne sais  pas si cette peintre, Anne Meunier, a trouvé son inspiration dans la constellation de la Chevelure de Bérénice, ou tout autre légende. Moi, en tout cas, je me laisse prendre par cette image qui m’évoque l’érotisme féminin, chevelure torsadée, coupée. Objet partiel qui devient total. Une fois de plus, l’image renvoie à toutes les formes narcissiques d’une interprétation subjective. Et tant mieux. C’est la raison pour laquelle, je ne rencontre  peintre, sculpteur, qu’après avoir vu leur œuvre. Et c’est en toute liberté, dans le silence, que l’œuvre, sans interférence, parle. A nous d’en trouver les mots, à nous d’en trouver la catharsis. A nous de vivre l’émotion , et de nous raconter  alors de belles histoires.

 

la constellation  de la

Chevelure de Bérénice.

Au-dessus du Lion, sept étoiles sans éclat, forment un triangle du côté de la queue. On les appelle La Chevelure de Bérénice

Bienfaitrice.

 

 

Car, il était une fois, une princesse qui s’appelait Bérénice, fille de Magas, roi de Cyrène, qui épousa Ptolémée III, qui partit à la guerre en Syrie.  Bérénice fit alors le voeu de couper sa chevelure, à la condition que son mari revienne vainqueur de la guerre. Aphrodite, la déesse de l’amour, transforma la chevelure en constellation dans  le beau ciel tout étoilé. L’époux de Bérénice pouvait  alors voir la pointe des cheveux de sa tendre et fidèle  et passionnée Bérénice, la nuit dans le ciel, du haut de son cheval.... Mais  reviendra-t-il, le guerrier de cette guerre  ? Un drame racinien ?  Ainsi, le tableau d’Anne Meunier, si minimaliste, ouvre la porte à tous les imaginaires. Effet de la toute-puissance des images, qui se mettent en mots. C'est le drame d’une Bérénice amoureuse qui a perdu ses cheveux. Ils se sont envolés en une fine torsade bouclée, sur la toile du peintre Anne Meunier.  A chacun sa subjectivité...

Légende de la

Chevelure de Bérénice

D'après le texte

d'Eratosthène, né vers 280

avant notre ère. Directeur

de la Bibliothèque d'Alexandrie, et astronome,

et historien.

 

     
 

CD

Marielle Garel

Trouver son mythe personnel

Lot n°33 - CEFRI

www.cefri-jung.com

 

CD

que vous pouvez vous procurer au CEFRI

 

Métamorphose d’Adonis

Le bel éphèbe

 

 

transformé en anémones

 

Car le trop gentil Adonis, un peace and love, ne put combattre le sanglier qui le blessa mortellement. Vénus, son amoureuse, pleura si abondamment que ses larmes transformèrent le corps du jeune homme en anémones. C'est la thématique de l'adolescent, du "puer" jungien, qui ne veut pas grandir,  s'engager et préfère mourir.

 

                                 

Marielle Garel utilise des mythes et des contes

dans les cures métanalytiques et dans des groupes de développement personnel.

 

Freud conçut sa théorie de la sexualité à partir de l'interprétation du mythe d'Oedipe, le mythe fondateur

de sa psychanalyse.

 

Jung écrivit sur la "Psychologie du transfert"

à partir du Rosaire des Philosophes, et toute la série de gravures qu'il mit en lien  avec la relation transférentielle, si importante dans toute thérapie.

Ovide - Métamorphoses

X, 345, et suiv.

 

Dans le cadre des rencontres de Pierre Solié à Sylvanes, Marielle  Garel est intervenue  pour relater sa pratique métanalytique, étayée sur le concept d’amplification de C.G. Jung, trouver le mythe correspondant à la situation présente du patient. C’est dans la lignée aussi de Pierre Solié, créateur de  la mythanalyse,  et de Jacques de la Rocheterie, analyste jungien,  dont elle suivit une analyse didactique, que Marielle Garel introduit  dans les séances métanalytiques, des mythes et des contes.  Elle s’est spécialisée dans la mythologie gréco-romaine. Sa pratique l'a amenée à découvrir que chacun de nous avait son mythe personnel. Elle nous en a fait la démonstration, avec un florilège de mythes émanant pour la plupart des Métamorphoses d’Ovide, toujours en lien  avec des cas cliniques.  Alors,  à vous de l'écouter, et de vous laisser bercer par les mythes  enchanteurs qui vous donneront peut-être l’envie de trouver votre mythe personnel...

 

 

Trouver son mythe personnel

fait partie du processus métanalytique, expérimenté dans les cures conduites par Marielle Garel.

Un procesus d'identification qui permet ensuite d'en faire le retrait, si nécessaire est.

Un mythe fondateur peut occuper toute une vie. Ce qui s'appelle un destin accompli.

     
 

Agora métanalytique

A la découverte de Paris.

Un Paris en mutation...

 

photo de Michel Georget ©

Regard sur le Front de Seine.

Une photo banale. La Tour Eiffel en arrière fond, et c’est Paris.  Un pont au dessus de la Seine, et c’est le pont Mirabeau où coule toujours la Seine. Quelques rides sur l’eau du fleuve. Un bateau, cargo.  Ce qui est singulier, ce sont les bétonneuses sur la rive Front de Seine. Un  Paris qui bétonne, se bétonne et érige de petits gratte ciels bureautiques. Un nouveau Paris sur les berges de la Seine. Un Paris pour hommes d’affaires, et pourtant coule toujours la Seine, avec son Pont Mirabeau, célébré par le poète Apollinaire, et célèbre donc. Et une muse en bronze, couleur verte,  s’accroche au bas du pont, pointant son long  doigt de métal  vers la Tour Eiffel, tournant le dos au Front de Seine.  Est-ce qu'elle sera l'inspiratrice cette muse, telle une métis grecque, des jeunes et dynamiques cadres  du Front de Seine. Nouveaux quartiers de Paris, tout bétonnés. La Seine n’est pas encore en béton, et les vers du poète  traversent le Pont Mirabeau. Il faut donc que le monde s’en souvienne...

 

                                         

Paris,

une ville en mutation ?

Ne piétinez pas piétons, parisiens pressés dont vous faites la renommée.

Prenez votre appareil numérique et, tranquillement, photographiez ce qui vous vient sous les yeux dans la rue.

Un état des lieux pour savoir ce que Paris va vous révéler dans son processus de mutation...  et peut-être augurer de l'avenir...

 

FRONT DE SEINE

Erection de villes nouvelles

aux portes de Paris

Les gratte-ciels veulent aller jusqu'au ciel. Tour de Babel moderne, symbole de la toute-puissance de l'égo.

Mais il reste encore des muses accrochées au Pont Mirabeau. L'anima ne se laisse pas enfermée dans le béton.

     
 

Une vitrine à l'automne 2008.

Soldes...

 

                      photo de Grégor Clavel   ©                            

 

En automne 2008, ça solde. On se trompe de saison. Les soldes, c'est en janvier et au début de l'été. ça tourrne pas rond. C'est normal, on est en période de récession. Toutes les saisons seraient alors chamboulées.

                                          

 

Vénus

Reine de Beauté

solde  sa lingerie de bas en haut, en plein octobre...

Une Vénus-mannequin qui pose, dans une vitrine d'une rue de Paris. C'est banal. Pas en plein automne. La photo est alors "subversive".

 

Non, qu'elle soit attractive ou répulsive, mais parcequ'elle est "pensive".

 

Un propos barthien..

 

 

Et, «Le monde va mal » dit le Président, et la terre ne tourne pas rond dis-je, et la vie ne s’arrête pas pour autant, je me dis. On le sait, c'est la crise. On l'entend à longueur de journée. On le sait, ça va mal, les usines ferment, le chômage monte en flèche. ça fait mal tout ça. Le Président a raison, et en  plus la crise boursière. ça va vraiment très mal. Il parait que c’est pourtant le temps des mutations, pour le meilleur bien sûr. Alors, y'aurait-il des indices qui nous mettraient sur le chemin de la connaissance. Alors qu’est-ce que vous avez  vu, regardé, glané à travers les expos à Paris, BNF, Jeu de Paume, Centre Pompidou, et Galeries Privées, au hasard de vos pérégrinations ? Qu'est-ce que vous avez vu dans vos déambulations diurnes ou nocturnes dans les rues de Paris ? Des signes latents ou déjà manifestes de mutation de la ville de Paris. Seriez-vous alors des mutants, dans une ville mutante. Serions-nous tous des mutants, tel que le chantait Léo Ferré, en son temps. Et y a-t-il un détail, un seul qui pourrait changer la face du monde, et signifiant ?

Un détail dans la rue,

Un détail au bistrot,

Un détail dans le métro,

 

 

 

Des détails très signifiants

     
 

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